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A QUAND LA DÉCADENCE FINALE ? DE SALLUSTE ET JUVÉNAL À NOS JOURS, Terre et Peuple (Publié le 26 mars 2019)

Les Anciens, c’est à dire nos ancêtres gréco-germano-gallo-slavo-illyro-romains, étaient fort conscients des causes héréditaires de la décadence quoiqu’ils attribuassent à cette notion des noms fort variés. La notion de décadence, ainsi que sa réalité existent depuis toujours alors que sa dénomination actuelle ne s’implante solidement dans la langue française qu’au XVIIIème siècle, dans les écrits de Montesquieu.1 Plus tard, vers la fin du XIXème siècle, les poètes dits « décadents », en France, étaient même bien vus et bien lus dans les milieux littéraires traditionalistes, ceux que l’on désigne aujourd’hui, de façon commode, comme les milieux « d’extrême droite ». Par la suite, ces poètes et écrivains décadents du XIXème siècle nous ont beaucoup marqué, malgré leur mœurs souvent débridées, métissées, alcoolisées et narcotisées, c’est-à-dire malgré leur train de vie décadent.2

En Allemagne, vers la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, bien que moins régulièrement qu’en France, le terme « Dekadenz » était également en usage dans la prose des écrivains réactionnaires et conservateurs qu’effrayaient le climat de déchéance morale et la corruption capitaliste dans la vie culturelle et politique de leur pays. Il faut souligner néanmoins que le mot allemand « Dekadenz », qui est de provenance française, a une signification différente dans la langue allemande, langue qui préfère utiliser son propre trésor lexical et dont, par conséquent, les signifiants correspondent souvent à un autre signification. Le bon équivalent conceptuel, en allemand, du mot français décadence serait le très unique terme allemand « Entartung », terme qui se traduit en français et en anglais par le lourd terme d’essence biologique de « dégénérescence » et « degeneracy », termes qui ne correspondent pas tout à fait à la notion originale d’ « Entartung » en langue allemande. Le terme allemand « Entartung », dont l’étymologie et le sens furent à l’origine neutres, désigne le procès de dé-naturalisation, ce qui n’a pas forcément partie liée à la dégénérescence biologique. Ce mot allemand, vu son usage fréquent sous le Troisième Reich devait subir, suite à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et suite à la propagande alliée anti-allemande, un glissement sémantique très négatif de sorte qu’on ne l’utilise plus dans le monde de la culture et de la politique de l’Allemagne contemporaine.3

En Europe orientale et communiste, durant la Guerre froide, le terme de décadence n’a presque jamais été utilisé d’une façon positive. À sa place, les commissaires communistes fustigeaient les mœurs capitalistes des Occidentaux en utilisant le terme révolutionnaire et passe-partout, notamment le terme devenu péjoratif (dans le lexique communiste) de « bourgeois ». En résumé, on peut conclure que les usagers les plus réguliers du terme « décadence » ainsi que ses plus farouches critiques sont les écrivains classé à droite ou à l’extrême droite.

On doit ici soulever trois questions essentielles. Quand la décadence se manifeste-t-elle, quelles sont ses origines et comment se termine-t-elle ? Une foule d’écrivains prémodernes et postmodernes, de J.B. Bossuet à Emile Cioran, chacun à sa façon et chacun en recourant à son propre langage, nous ont fourni des récits apocalyptiques sur la décadence qui nous conduit à son tour vers la fin du monde européen. Or force est de constater que l’Europe se porte toujours bel et bien malgré plusieurs décadences que elle a déjà subies à partir de la décadence de l’ancienne Rome jusqu’à celle de nos jours. À moins qu’on ne soit, cette fois-ci, voués – compte tenu du remplacement des peuples européens par des masses de peuplades non-européens – non plus à la fin d’UNE décadence mais à LA décadence finale de notre monde européen tout court.

Avant que l’on commence à se lamenter sur les décadences décrites par nos ancêtres romains et jusque par nos auteurs contemporains, et quelle que soit l’appellation qui leur fut attribuée par les critiques modernes, « nationalistes », « identitaires », « traditionalistes de la droite alternative, » « de la droite extrême » et j’en passe, il est essentiel de mentionner deux écrivains modernes qui signalèrent l’arrivée de la décadence bien que leur approche respective du contenu et des causes de la décadence fut très divergente. Ce sont l’Allemand Oswald Spengler avec son Déclin de l’Occident, écrit au début du XXème siècle, et le Français Arthur de Gobineau avec son gros ouvrage Essai sur l'inégalité des races humaines, écrit soixante ans plut tôt. Tous deux étaient des écrivains d’une grande culture, tous deux partageaient la même vision apocalyptique de l’Europe à venir, tous deux peuvent être appelés des pessimistes culturels avec un sens du tragique fort raffiné. Or pour le premier de ces auteurs, Spengler, la décadence est le résultat du vieillissement biologique naturel de chaque peuple sur terre, vieillissement qui l’amène à un moment historique à sa mort inévitable. Pour le second, Gobineau, la décadence est due à l’affaiblissement de la conscience raciale qui fait qu’un peuple adopte le faux altruisme tout en ouvrant les portes de la cité aux anciens ennemis, c’est-à-dire aux Autres d’une d’autre race, ce qui le conduit peu à peu à s’adonner au métissage et finalement à accepter sa propre mort. À l’instar de Gobineau, des observations à peu près similaires seront faites par des savants allemands entre les deux guerres. On doit pourtant faire ici une nette distinction entre les causes et les effets de la décadence. Le tedium vitae (fatigue de vivre), la corruption des mœurs, la débauche, l’avarice, ne sont que les effets de la disparation de la conscience raciale et non sa cause. Le mélange des races et le métissage, des termes qui sont mal vus aujourd’hui par le Système et ses serviteurs, étaient désignés par Gobineau par le terme de « dégénérescence ». Selon lui, celle-ci fonctionne dorénavant, comme une machine à broyer le patrimoine génétique des peuples européens. Voici une courte citation de son livre :

Je pense donc que le mot dégénéré, s’appliquant à un peuple, doit signifier et signifie que ce peuple n’a plus la valeur intrinsèque qu’autrefois il possédait, parce qu’il n’a plus dans ses veines le même sang, dont des alliages successifs ont graduellement modifié la valeur ; autrement dit, qu’avec le même nom, il n’a pas conservé la même race que ses fondateurs ; enfin, que l’homme de la décadence, celui qu’on appelle l’homme dégénéré, est un produit différent, au point de vue ethnique, du héros des grandes époques.4

Et plus tard, Gobineau nous résume peut-être en une seule phrase l’intégralité de son œuvre : « Pour tout dire et sans rien outrer, presque tout ce que la Rome impériale connut de bien sortit d'une source germanique ».5

Ce qui saute aux yeux, c’est que soixante ans plus tard, c’est-à-dire au début du XXème siècle, l’Allemand Oswald Spengler, connu comme grand théoricien de la décadence, ne cite nulle part dans son œuvre le nom d’Arthur de Gobineau, malgré de nombreuses citations sur la décadence empruntées à d’autres auteurs français.


Nous allons poursuivre nos propos théoriques sur les causes du déclin de la conscience raciale et qui à son tour donne lieu au métissage en tant que le nouveau mode de vie. Avant cela, il nous faut nous pencher sur la notion de décadence chez les écrivains romains Salluste et Juvénal et voir quel fut d’après eux le contexte social menant à la décadence dans l’ancienne Rome.

L’écrivain Salluste est important à plusieurs titres. Primo, il fut le contemporain de la conjuration de Catilina, un noble romain ambitieux qui avec nombre de ses consorts de la noblesse décadente de Rome faillit renverser la république romaine et imposer la dictature. Salluste fut partisan de Jules César qui était devenu le dictateur auto-proclamé de Rome suite aux interminables guerres civiles qui avaient appauvri le fonds génétique de nombreux patriciens romains à Rome.

Par ailleurs Salluste nous laisse des pages précieuses sur une notion du politique fort importante qu’il appelle « metus hostilis » ou « crainte de l’ennemi », notion qui constituait chez les Romains, au cours des guerres contre les Gaulois et Carthaginois au siècle précèdent, la base principale de leur race, de leur vertu, de leur virilité, avec une solide conscience de leur lignage ancestral. Or après s’être débarrassé militairement de « metus Punicus » et de « metus Gallicus », à savoir après avoir écarté tout danger d’invasion extérieure, les Romains, au milieu du IIème siècle avant notre ère, ont vite oublié le pouvoir unificateur et communautaire inspiré par « metus hostilis » ou la « crainte de l’Autre » ce qui s’est vite traduit par la perte de leur mémoire collective et par un goût prononcé pour le métissage avec l’Autre des races non-européennes.

Voici une courte citation de Salluste dans son ouvrage, Catilina, Chapitre 10.

Ces mêmes hommes qui avaient aisément supporté les fatigues, les dangers, les incertitudes, les difficultés, sentirent le poids et la fatigue du repos et de la richesse… L'avidité ruina la bonne foi, la probité, toutes les vertus qu'on désapprit pour les remplacer par l'orgueil, la cruauté, l'impiété, la vénalité.6

La crainte de l’ennemi, la crainte de l’Autre, notion utilisée par Salluste, fut aux XIXème et XXème siècles beaucoup discutée par les historiens, politologues et sociologues européens. Cette notion, lancée par Salluste, peut nous aider aujourd’hui à saisir le mental des migrants non-européens qui s’amassent en Europe ainsi que le mental de nos politiciens qui les y invitent. Certes, la crainte de l’Autre peut être le facteur fortifiant de l’identité raciale chez les Européens de souche. On en est témoin aujourd’hui en observant la renaissance de différents groupes blancs et identitaires en Europe. En revanche, à un moment donné, le metus hostiles, à savoir la crainte des Autres, risque de se transformer en son contraire, à savoir l’amor hostiles, ou l’amour de l’ennemi qui détruit l’identité raciale et culturelle d’un peuple. Ainsi les Occidentaux de souche aujourd’hui risquent-ils de devenir peu à peu victimes du nouveau paysage multiracial où ils sont nés et où ils vivent. Pire, peu à peu ils commencent à s’habituer à la nouvelle composition raciale et finissent même par l’intérioriser comme un fait naturel. Ces mêmes Européens, seulement quelques décennies auparavant, auraient considéré l’idée d’un pareil changement racial et leur altruisme débridé comme surréel et morbide, digne d’être combattu par tous les moyens.

Nul doute que la crainte de l’Autre, qu’elle soit réelle ou factice, resserre les rangs d’un peuple, tout en fortifiant son homogénéité raciale et son identité culturelle. En revanche, il y a un effet négatif de la crainte des autres que l’on pouvait observer dans la Rome impériale et qu’on lit dans les écrits de Juvénal. Le sommet de l’amour des autres, ( l’ amor hostiles) ne se verra que vers la fin du XXème siècle en Europe multiculturelle. Suite à l’opulence matérielle et à la dictature du bien-être, accompagnées par la croyance à la fin de l’histoire véhiculé par les dogmes égalitaristes, on commence en Europe, peu à peu, à s’adapter aux mœurs et aux habitudes des Autres. Autrefois c’étaient Phéniciens, Juifs, Berbères, Numides. Parthes et Maghrébins et autres, combattus à l’époque romaine comme des ennemis héréditaires. Aujourd’hui, face aux nouveaux migrants non-européens l’ancienne peur de l’Autre se manifeste chez les Blancs européens dans le mimétisme de l’altérité négative qui aboutit en règle générale à l’apprentissage du « déni de soi ». Ce déni de soi, on l’observe aujourd’hui dans la classe politique européenne et américaine à la recherche d’un ersatz pour son identité raciale blanche qui est aujourd’hui mal vue. A titre d’exemple cette nouvelle identité négative qu’on observe chez les gouvernants occidentaux modernes se manifeste par un dédoublement imitatif des mœurs des immigrés afro-asiatiques. On est également témoin de l’apprentissage de l’identité négative chez beaucoup de jeunes Blancs en train de mimer différents cultes non-européens. De plus, le renversement de la notion de « metus hostiles » en « amor hostiles » par les gouvernants européens actuels aboutit fatalement à la culture de la pénitence politique. Cette manie nationale-masochiste est surtout visible chez les actuels dirigeants allemands qui se lancent dans de grandes embrassades névrotisées avec des ressortissants afro-asiatiques et musulmans contre lesquels ils avaient mené des guerres meurtrières du VIIIe siècle dans l’Ouest européen et jusqu’au XVIIIe siècle dans l’Est européen.

L’engouement pour l’Autre extra-européen – dont l’image est embellie par les médias et cinémas contemporains – était déjà répandu chez les patriciens romains décadents au Ièr siècle et fut décrit par le satiriste Juvénal. Dans sa IIIème satire, intitulée Les Embarras de Rome (Urbis incommoda), Juvénal décrit la Rome multiculturelle et multiraciale où pour un esprit raffiné comme le sien il était impossible de vivre...

Dans ces flots d’étrangers et pourtant comme rien
Depuis longtemps déjà l’Oronte syrien
Coule au Tibre, et transmet à Rome ses coutumes,
Sa langue, ses chanteurs aux bizarres costumes...7

Juvénal se plaint également des migrants juifs dans ses satires, ce qui lui a valu d’être taxé d’antisémitisme par quelques auteurs contemporains.

Maintenant la forêt et le temple et la source
Sont loués à des Juifs, qui, pour toute ressource,
Ont leur manne d’osier et leur foin de rebut.
Là, chaque arbre est contraint de payer son tribut;
On a chassé la muse, ô Rome abâtardie
Et l’auguste forêt tout entière mendie8

Les lignes de Juvénal sont écrites en hexamètres dactyliques ce qui veut dire en gros un usage d’échanges rythmiques entre syllabes brèves ou longues qui fournissent à chacune de ses satires une tonalité dramatique et théâtrale qui était très à la mode chez les Anciens y compris chez Homère dans ses épopées. À l’hexamètre latin, le traducteur français a substitué les mètres syllabiques rimés qui ont fort bien capturé le sarcasme désabusé de l’original de Juvénal. On est tenté de qualifier Juvénal de Louis Ferdinand Céline de l‘Antiquité. Dans sa fameuse VIème satire, qui s’intitule Les Femmes, Juvénal décrit la prolifération de charlatans venus à Rome d’Asie et d’Orient et qui introduisent dans les mœurs romaines la mode de la zoophilie et de la pédophilie et d’autres vices. Le langage de Juvénal décrivant les perversions sexuelles importées à Rome par des nouveaux venues asiatiques et africains ferait même honte aux producteurs d’Hollywood aujourd’hui. Voici quelques-uns de ses vers traduits en français, de manière soignés car destinés aujourd’hui au grand public :

Car, intrépide enfin, si ton épouse tendre
Voulait sentir son flanc s’élargir et se tendre
Sous le fruit tressaillant d’un adultère amour,
Peut-être un Africain serait ton fils un jour9

Les Romains utilisaient le mot « Aethiopis », Ethiopiens pour désigner les Noirs d’Afrique.

Qui interprète l’interprète ?

L’interprétation de chaque ouvrage par n’importe quel auteur, sur n’importe quel sujet social et à n’importe quelle époque, y compris les vers de l’écrivain latin Juvénal, se fera en fonction des idées politiques dominantes à savoir du Zeitgeist régnant. Or qui va contrôler l’interprète aujourd’hui si on est obligé de suivre les oukases pédagogiques de ses chefs mis en place après la fin de la Deuxième Guerre mondiale ? À cet effet on peut citer Juvénal et les fameux vers de sa VIème satire : « Quis custodet ipsos custodes » à savoir qui va garder les gardiens, c’est à dire qui va contrôler nos architectes de la pensée unique qui sévissent dans les universités et dans les médias ?

A peu près le même principe de censure et d’autocensure règne aujourd’hui au sujet de l’étude et la recherche sur les différentes races. Aujourd’hui, vu le dogme libéralo-communiste du progrès et la conviction que les races ne sont qu’une construction sociale et non un fait biologique et en raison du climat d’auto-censure qui sévit dans la haute éducation et dans les médias, il n’est pas surprenant que de savants qui analysent les différences entre races humaines soient souvent accusés d’utiliser des prétendus « stéréotypes ethniques ». Or le vocable « stéréotype » est devenu aujourd’hui un mot d’ordre chez les bien-pensants et chez les hygiénistes de la parole en Europe. La même procédure d’hygiénisme lexical a lieu lorsqu’un biologiste tente d’expliquer le rôle des différents génomes au sein des différentes races. Un savant généticien, s’il s’aventure à démystifier les idées égalitaires sur la race et l’hérédité risque d’être démonisé comme raciste, fasciste, xénophobe ou suprémaciste blanc. La nouvelle langue de bois utilisée par les médias contre les mal-pensants se propage dans toutes les chancelleries et toutes les universités européennes.

Certes, les idées, en l’occurrence de mauvaises idées, mènent le monde, et non l’inverse. Dans la même veine, les idées dominantes qui sont à la base du Système d’aujourd’hui décident de l’interprétation des découvertes dans les sciences biologiques et non l’inverse. Nous avons récemment vu la chasse aux sorcières dont fut victime le Prix Nobel James Watson, codécouvreur de la structure de l'ADN et du décryptage du génome humain. Il a été attaqué par les grand médias pour des propos prétendument racistes émis il y a une dizaine d’année à propos des Africains. Je le cite : « Même si j'aimerais croire que tous les êtres humains sont dotés d'une intelligence égale, ceux qui ont affaire à des employés noirs ne pensent pas la même chose».10 Ce que Watson a dit est partagé par des milliers de biologistes et généticiens mais pour des raisons que nous avons déjà mentionnées, ils se taisent.

Nos Anciens possédaient un sens très aigu de leur héritage et de leur race qu’ils appelaient genus. Il existe une montagne d’ouvrages qui traitent de la forte conscience de la parenté commune et du lignage commun chez les Anciens. Nous n’allons pas citer tous les innombrables auteurs, notamment les savants allemands de la première moitié du XXème siècle qui ont écrit un tas de livres sur la dégénérescence raciale des Romains et d’autres peuples européens et dont les ouvrages sont non seulement mal vus mais également mal connus par le grand public d’aujourd’hui. Il est à noter qu’avant la Deuxième Guerre mondiale et même un peu plus tard, les savants et les historiens d’Europe et d’Amérique se penchaient sur le facteur racial beaucoup plus souvent et plus librement qu’aujourd’hui.

Il va de soi que les anciens Romains ignoraient le lois mendéliennes de l’hérédité ainsi que les complexités du fonctionnement de l’ADN, mais ils savaient fort bien comment distinguer un barbare venu d’Europe du nord d’un barbare venu d’Afrique. Certains esclaves étaient fort prisés, tels les Germains qui servaient même de garde de corps auprès des empereurs romains. En revanche, certains esclaves venues d’Asie mineure et d’Afrique, étaient mal vus et faisaient l’objet de blagues et de dérisions populaires.

Voici une brève citation de l’historien américain Tenney Frank, tirée de son livre Race Mixture in the Roman Empire ( Mélange des races dans l’Empire de Rome), qui illustre bien ce que les Romains pensaient d’eux-mêmes et des autres. Au début du XXème siècle Frank était souvent cité par les latinistes et il était considéré comme une autorité au sujet de la composition ethnique de l’ancienne Rome. Dans son essai, il opère une classification par races des habitants de l’ancienne Rome suite à ses recherches sur les inscriptions sépulcrales effectuées pendant son séjour à Rome. Voici une petite traduction en français de l’un de ces passages :

.…de loin le plus grand nombre d’esclaves venait de l'Orient, notamment de la Syrie et des provinces de l'Asie Mineure, avec certains venant d’Égypte et d’Afrique (qui, en raison de la classification raciale peuvent être considères comme venant de l'Orient). Certains venaient d’Espagne et de Gaule, mais une proportion considérable d'entre eux étaient originaires de l'Est. Très peu d’esclaves furent recensés dans les provinces alpines et danubiennes, tandis que les Allemands apparaissent rarement, sauf parmi les gardes du corps impériaux. (L’auteur) Bang remarque que les Européens étaient de plus grand service à l'empire en tant que soldats et moins en tant que domestiques.11

Et plus tard il ajoute :

Mais ce qui resta à l’arrière-plan et régit constamment sur toutes ces causes de la désintégration de Rome fut après tout le fait que les gens qui avaient construit Rome ont cédé leur place à un race différente.12

Les anciens Romains avaient une idée claire des différents tribus et peuples venus d’Orient à Rome. Comme l’écrit un autre auteur, « Les esclaves d’Asie mineur et les affranchis cariens, mysiens, phrygiens et cappadociens, à savoir les Orientaux, étaient, par rapport aux esclaves d'autres provinces, particulièrement méprisés dans la conscience romaine. Ces derniers sont même devenus proverbiaux à cause de leur méchanceté. »13

En conclusion, on peut dire qu’une bonne conscience raciale ne signifie pas seulement une bonne connaissance des théories raciales ou pire encore la diffusion des insultes contre les non-Européens. Avoir la conscience raciale signifie tout d’abord avoir une bonne mémoire de la lignée commune et une bonne mémoire du destin commun. Cela a été le cas avec les tribus européennes et les peuples européens depuis la nuit des temps. Une fois l’héritage du peuple, y compris son hérédité, oublié ou compromis, la société commence à se désagréger comme on l’a vu à Rome et comme on le voit chaque jour en Europe aujourd’hui. « Les premiers Romains tenaient à leur lignée avec beaucoup de respect et appliquaient un système de connubium selon lequel ils ne pouvaient se marier qu’au sein de certains stocks approuvés ».14 Inutile de répéter comment on devrait appliquer le devoir de connubium en Europe parmi les jeunes Européens aujourd’hui. Voilà un exemple qui dépasse le cadre de notre discussion. Suite à la propagande hollywoodienne de longue haleine il est devenu à la mode chez de jeunes Blanches et Blancs de se lier avec un Noir ou un métis. Il s’agit rarement d’une question d’amour réciproque mais plutôt d’une mode provenant du renversement des valeurs traditionnelles.

Il est inutile de critiquer les effets du métissage sans en mentionner ses causes. De même on doit d’abord déchiffrer les causes de l’immigration non-européenne avant de critiquer ses effets. Certes, comme if fut déjà souligné la cause de la décadence réside dans l’oubli de la conscience raciale. Or celle-ci avait été soit affaiblie soit supprimée par le christianisme primitif dont les avatars séculiers se manifestent aujourd’hui dans l’idéologie de l’antifascisme et la montée de diverses sectes égalitaristes et mondialistes qui prêchent la fin de l’histoire dans une grande embrassade multiraciale et transsexuel. Critiquer les dogmes chrétiens et leur visions œcuméniques vis-à-vis des immigrés est un sujet autrement plus explosif chez nos amis chrétiens traditionalistes et surtout chez nos amis d’Amérique, le pays où la Bible joue un rôle très important. Or faute de s’en prendre aux causes délétères de l’égalitarisme chrétien on va tourner en rond avec nos propos creux sur le mal libéral ou le mal communiste. On a beau critiquer les « antifas » ou bien le grand capital ou bien les banksters suisses et leurs manœuvres mondialistes. Reste qu’aujourd’hui les plus farouches avocats de l’immigration non-européenne sont l’Église Catholique et ses cardinaux en Allemagne et en Amérique. Roger Pearson, un sociobiologiste anglais de renom l’écrit . « Se répandant d'abord parmi les esclaves et les classes inférieures de l'empire romain, le christianisme a fini par enseigner que tous les hommes étaient égaux aux yeux d'un dieu créateur universel, une idée totalement étrangère à la pensée européenne... Puisque tous les hommes et toutes les femmes étaient les "enfants de Dieu", tous étaient égaux devant leur divin Créateur ! »15

Si l’on veut tracer et combattre les racines de la décadence et ses effets qui se manifestent dans le multiculturalisme et le métissage, il nous faut nous pencher d’une manière critique sur les enseignements du christianisme primitif. Ce que l’on observe dans l’Occident d’aujourd’hui, submergé par des populations non-européennes, est le résultat final et logique de l’idée d’égalitarisme et de globalisme prêchée par le christianisme depuis deux mille ans.

Tomislav Sunic et écrivain, ancien professeur de sciences politiques aux Etats-Unis, ancien diplomate croate. (www.tomsunic.com)


  1. Montesquieu, Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (Paris: Librairie Ch. Delagrave : 1891), Ch. IX, p. 85-86, où il cite Bossuet; “Le sénat se remplissait de barbares ; le sang romain se mêlait ; l’amour de la patrie, par lequel Rome s’était élevée au-dessus de tous les peuples du monde, n’était pas naturel à ces citoyens venus de dehors..” http://classiques.uqac.ca/classiques/montesquieu/considerations/Considerations_romains.pdf 

  2. T. Sunic, „Le bon truc; drogue et démocratie“, dans Chroniques des Temps Postmodernes ( Dublin, Paris: éd Avatar, 2014), pp 227-232. En anglais, „The Right Stuff; Drugs and Democracy“, in Postmortem Report; Cultural Examinations from Postmodernity ( London: Arktos, 2017), pp. 61-65. 

  3. Voir T. Sunic, « L'art dans le IIIème Reich », Ecrits de Paris, juillet—août 2002, nr. 645, Also “Art in the Third Reich: 1933-45”, in Postmortem Report ( London: Artkos, 2017) pp. 95-110. 

  4. Arthur de Gobineau, Essai sur l’inégalité des races humaines, (Paris: Éditions Pierre Belfond, 1967), Livres 1 à 4, pp. 58-59. 

  5. Ibid, Livres 5 à 6., p. 164. http://ia802900.us.archive.org/27/items/EssaiSurLinegaliteDesRacesHumaines/EssaiSurLinegaliteDesRacesHumaines.pdf 

  6. Salluste, Ouvres de Salluste, Conjuration de Catilina - ( Paris: C.L. F. Pancoucke, 1838), pp 17-18. http://ia802706.us.archive.org/5/items/uvresdesalluste00pancgoog/uvresdesalluste00pancgoog.pdf 

  7. Satires de Juvénal et de Perse, Satire III, traduites en vers français par M. J . Lacroix (Paris : Firmin Didot frères Libraries, 1846), p. 47. 

  8. Ibid. p.43 

  9. Ibid., p.165 Egalement sur le site: http://remacle.org/bloodwolf/satire/juvenal/satire3b.htm 

  10. “ L'homme le plus riche de Russie va rendre à James Watson sa médaille Nobel”, Le Figaro, le 10 Dec. 2014. http://www.lefigaro.fr/international/2014/12/10/01003-20141210ARTFIG00268-l-homme-le-plus-riche-de-russie-va-rendre-a-james-watson-sa-medaille-nobel.php 

  11. Tenney Frank, „Race Mixture in the Roman Empire“, The American Historical Review, Vol. XXI, Nr. 4, July 1916, p. 701. 

  12. Ibid. 705 

  13. Heikki Solin, “Zur Herkunft der römischen Sklaven” www.academia.edu/10087127/Zur_Herkunft_der_r%C3%B6mischen_Sklaven 

  14. Roger Pearson, « Heredity in the History of Western Culture, » The Mankind Quarterly, XXXV. Nr. 3. printemps 1995, p. 233. 

  15. Ibid p. 234. 

When is the final decadence coming? from Sallust and Juvenal to the present (Part 2) TOO April 7, 2019

Interpretations of any text, on any social subject and at any time, including the interpretation of the verses by the Roman poet Juvenal, are also the mirror image of the dominant political ideas — the dominant zeitgeist. But who will control the interpreter if many Western dissident thinkers today are forced to follow the pedagogical ukases set up by politicians after the end of World War II? In this respect one could cite Juvenal and his famous verse in the Sixth satire: “Quis custodet ipsos custodes.” Who will guard the guardians?, or better yet who will control the architects of today’s newspeak which is raging in the Western universities and in the mass media?

More or less the same principle of intellectual censorship and self-censorship reigns today in the study and research on different races. Given the liberal-communist dogma of progress and the belief that races are solely a social construct and not a biological fact, and in view of the climate of self-censorship running rampant in high education and in the media, it must not come as a surprise that scholars who analyze differences between human races are often accused of using “ethnic stereotypes.”

Now, the term “stereotype” has become yet another buzzword today among scores of speech sanitizers in Europe. The same procedure of lexical hygienics is taking

place when a biologist tries to explain the role of genetic differences in affecting the trait distributions of races. A geneticist, should he venture into the demystification of egalitarian dogmas about race and heredity is certain to be demonized as racist, fascist, xenophobe or a proverbial White supremacist. The newspeak used by the media against the evil-thinking intellectuals has spread by now in all chancelleries and in all European and American universities.

Admittedly, ideas, in this case false ideas, dominate intellectual discourse in the West and not the other way around. In the same vein, the dominant ideas which lie at the System’s foundations, will be a decisive factor in the interpretation of some new genetic discovery, and not the other way around. Recently we saw a witch hunt of the Nobel Prize winner James Watson, a co-discoverer of the structure of DNA. He was attacked in the mainstream media for his allegedly racist remarks made about ten years ago about Africans, stating that “our social policies are based on the fact that their [Black Africans’] intelligence is the same as ours — where all the testing says not really”.1 What Watson said is shared by thousands of biologists and geneticists, but for reasons already mentioned, they remain silent.

Slide by Aaron Panofsky presented at an academic conference: Cheered by the deaths of several important scientists (such as Arthur Jensen, J. Philippe Rushton, James Watson), counting down the time until the the deaths of others (such as Charles Murray), praising the work of a co-ethnic, the academic leftist activist Jonathan Marks

Racial Science

Our distant ancestors possessed a keen sense of their racial heritage which they called genus. There is a mountain of books dealing with the strong awareness of common kinship and common lineage among the Ancients and into the first half of the twentieth century. One cannot cite all of these authors, especially German scholars of the early decades of the twentieth century who wrote scores of books on racial decay of the ancient Romans and Greeks and whose books are ignored not only by the general public but also by mainstream scholars. It should be noted that before World War II and even much later, scholars and historians in Europe and America examined the racial factor in social behavior more often and more freely than is the case today.

Needless to say, the ancient Romans were unaware of the Mendelian laws of heredity as well as the complexities of DNA. However, they knew very well how to distinguish between a barbarian from northern Europe and an African barbarian. Some slaves were highly prized, such as the Germans who even served as bodyguards to Roman emperors and eventually became leaders of the Roman army. On the other hand, slaves from Asia Minor and Africa were frowned upon and were often the subject of jokes and popular derision.

Here is a brief quote from the American historian Tenney Frank, from his book Race Mixture in the Roman Empire which illustrates what the Romans thought of themselves and others. At the beginning of the twentieth century, Frank was often quoted by Latinist scholars and was considered an authority on the ethnic composition of ancient Rome. In his essay, following his research on sepulchral inscriptions made during his stay in Rome, he offers a racial classification of inhabitants in ancient Rome

.… by far the larger portion came from the Orient, especially from Syria and the provinces of Asia Minor, with some from Egypt and Africa (which for racial classification may be taken with the Orient). Some are from Spain and Gaul, but a considerable proportion of these came originally from the East. Very few slaves are recorded from the Alpine and Danube provinces, while Germans rarely appear, except among the imperial bodyguard. Bang remarks that Europeans were of greater service to the empire as soldiers than as servants.2

And further he adds:

But what lay behind and constantly reacted upon all such causes of Rome’s disintegration was, after all, to a considerable extent, the fact that the people who built Rome had given way to a different race.3

The ancient Romans had a clear idea that the peoples who came to Rome from the Orient were different tribes:

The slaves of Asia Minor and the Carian freedmen, Mysians, Phrygians and Cappadocians, namely Orientals, were, compared to the slaves from other provinces, particularly despised in the Roman conscience. The latter ones were famous on the grounds of their wickedness.4

In conclusion, it can be said that a good racial consciousness does not only mean a good knowledge of racial theories, or even worse, proffering insults against other races. Having a good racial consciousness means first of all having a solid memory of common lineage and a good memory of one’s kindred and common destiny. This has been the case with European tribes and European peoples since time immemorial. Once a nation’s heritage, including its heredity, is forgotten or compromised, society begins to fall apart as was observed in Rome and as we can see every day in Europe now. Roger Pearson, a prominent sociobiologist, in his study of decadence in ancient Rome, remarks that “the early Romans similarly held lineage in great respect and enforced a system of connubium, whereby freeborn Romans could only marry into certain approved stocks.”5 No need to repeat how the duty of connubium in Rome should be practiced by young European would-be couples today. However, suggestions of this sort go beyond the scope of this article. Having been subjected for decades to Hollywood propaganda, it has become fashionable among young Whites to bond with partners of different races. Very rarely do sentiments of reciprocal love occur; rather we see a trend toward idealizing miscegenation originating from the reversal of traditional in-group values.

It is useless to criticize the effects of miscegenation without mentioning its causes. In the same vein, one must first decipher the causes of non-European immigration before criticizing its deleterious effects. Admittedly, as has been already pointed out, the main cause of decadence lies in neglect of racial consciousness. But racial consciousness had already been weakened or suppressed by the early Christian teachings on equality whose secular forms are now surfacing in the ideology of anti-fascism and the rise of various egalitarian and globalist sects preaching the end of history within a great multiracial and transsexual embrace. Criticizing Christian dogmas and their modern ecumenical visions of non-White migrants is quite an explosive issue among our traditionalist Christian friends and especially among our friends in America, a country where the Bible still plays a very important role. However, if we do not tackle the negative causes of Christian egalitarianism we might just as well be going in circles with our hollow remarks on the liberal or the communist evil. As much as it is very commendable to criticize “antifas” or the big capital of globalist corporations and their financial maneuvering, it must not be forgotten that the loudest advocate today of non-European migrations is the Catholic Church and its German and American cardinals. Roger Pearson writes:

Spreading first among the slaves and lowest classes of the Roman empire, Christianity came to teach that all men were equal in the eyes of a universal Creator God, an idea that was totally alien to older European thought which had recognized a hierarchy of competence among men and even among the gods. … Since all men and women were the “children of God,” all were equal before their Divine Maker!6

If we were to trace and then combat the roots of decadence and its bad effects that manifest themselves in multiculturalism and miscegenation, we must first look critically at the early Christian teachings on equality. What we are now observing in the West submerged by non-European populations is the final and logical result of the ​​egalitarian and globalist mystique preached by Christianity over the last two thousand years.


  1. https://www.independent.co.uk/news/science/james-watson-racism-sexism-dna-race-intelligence-genetics-double-helix-a8725556.html 

  2. Tenney Frank, „Race Mixture in the Roman Empire“, The American Historical Review, Vol. XXI, Nr. 4, July 1916, p. 701. 

  3. Ibid. 705 

  4. Heikki Solin, “Zur Herkunft der römischen Sklaven” www.academia.edu/10087127/Zur_Herkunft_der_r%C3%B6mischen_Sklaven 

  5. Roger Pearson, « Heredity in the History of Western Culture, » The Mankind Quarterly, XXXV. Nr. 3. printemps 1995, p. 233. 

  6. Ibid p. 234. 

What to read? (Part 5) A White Character Survey: Envy in Politics and Literature (Part 1)

Among Europeans, since antiquity, envy and jealousy have been main driving forces in the political process, resulting in a treasure trove of different literary genres. All European languages make a fine distinction between envy and jealousy, although both notions often overlap. The Germans have an additional nuanced word for this character aberration, i.e. “Schadenfreude,” a compound noun literally meaning when someone rejoices over someone else’s bad luck.

Today, the notion of schadenfreude may apply to Whites who savor the professional failure of their racial next-of-kin. Schadenfreude has been for centuries a dominant feature among White intellectuals, rulers and politicians, although for obvious reasons, none of them has ever been eager to publicly admit this character defect. Outbursts of poorly concealed envy can be observed today among a number of White nationalists, White self-appointed leaders, and White spokesmen, faking sympathy and compassion for their better-skilled rivals on the one hand, yet gleefully gloating in private over their next-of-kin’s minor faux pas on the other. Over the last half a century envy and jealousy have been the prime reason for the lack of unity among so-called White movements and parties in Europe and the USA.

The most glaring case study of the destructive envy can be observed today among individuals critical of celebrity billionaire Donald Trump and his beautiful wife and intelligent, attractive children, who in turn are now being assaulted by a lethal barrage of pathological envy and jealousy, not only by predictable envy-ridden non-White detractors, but also by more intelligent, jealous White rivals. The late French-Romanian philosopher of gloom and doom, Emile Cioran, a household name among Alt-Right and New-Right intellectuals and sympathizers, describes political rivalry as just another shorthand for the envy contest.

More or less all humans are envious; politicians are absolutely envious. One becomes envious insofar as one can’t stand anybody next to himself or above himself. Engaging oneself in a project, a project of any kind, even the most trivial one, means sacrificing oneself to envy — the supreme prerogative of all humans (French original, p. 1009).

Beware of White Friends

Undoubtedly the self-perception of Whites differs substantially from the perception of Whites by non-Whites. There is ample empirical evidence showing the lines of cognitive demarcation and IQ difference between different races, thus slowly but surely refuting the modern dogma of racial equality. But what about ingroup rivalry resulting in envy and hostility between two White equals? To make matters worse even the most intelligent, the most cultivated, the least biased White man of strong character and of impeccable civic virtues, may become at times a victim of trendy power delusions, which in turn makes him a nuisance to his kind and ruins the community he lives in. Witness the timeless Shakespeare’s character Macbeth, becoming belatedly aware of the nullity of royal life without progeny, and who had turned from being a virtuous man into a mass killer.

Upon my head they plac’d a fruitless crown, And put a barren sceptre in my grip, Thence to be wrench’d with an unlineal hand [1]

Due to the impossibility of quantifying someone’s character, the subject of character flaw still remains an uncharted field for racial theorists, aka “political anthropologists.” The late German anthropologist Ludwig Clauss, whose works were quite influential in Weimar and later on in National Socialist Germany, dismisses the idea that Whites are endowed with better character than non-Whites. Advocating racial difference should by no means amount to setting up a scale of White character compared to non-Whites, nor attributing White European notions of good vs. evil to non-Europeans. It is precisely the modern millenarians, egalitarians and multiculturalists who use this implicit discriminatory procedure against non-Whites: dismissing the race factor and advocating miscegenation on the one hand, while simultaneously resorting in all fields of life to White man’s standards on the other. Non-Europeans flooding Europe, or for that matter “Black lives matter” movements in America, are only able to gain self-legitimacy because they have been previously turned into subjects of victimization and self-pity by their self-hating White patrons.

To be Nordic, for example, does not mean to be a good man or a noble man. Not every Nordic man embodies Nordic values. A man of the Nordic style can also be a crook or a criminal. A Nordic miscreant differs from a Mediterranean, Alpine, or a Middle Eastern miscreant as clearly as a righteous Nordic man differs in this sense from righteous people of those races.

To single out White miscreants is not difficult. One can always rely on the safe passages of comparative literature with its overcrowded gallery of White saints and White con men. Again and again we see the role of political and religious sentiments, the obsession with one’s self-appointed grandeur, let alone a genetic proclivity to lying or intellectual pilfering, or congenital melancholy, or inborn bent to suicidal cultural nihilism or philosophical pessimism. Or better yet, someone’s inherited tendency for hallucinatory spells about an abstract communistic Brave New World.

These are only a few among numerous character flaws that need closer reconsideration by evolutionary psychologists. Character flaws or strengths, unlike cognitive skills, or IQ, cannot by measured in numbers, nor can they be quantified by equations. In order to partially grasp the deep-hidden character defects among Whites one is obliged to resort to metaphor and literature more than to mathematics. The bloody in-group wars between Whites, starting from the mythical Trojan war, all the way to incessant inter-White bloodletting in Europe, and then to the relatively more recent carnage linked to the inter-White War of Secession in America, followed by the recent gory Spanish civil war, and the latest conflict among ex-Yugoslavia’s peoples — these internecine wars have all proved to be far more savage than all the past wars fought by Whites against non-Whites combined. Genetic proximity and racial kinship amongst Whites are in no way a guarantee for the absence of jealousy, bickering and wars, which, to be sure, in the eyes of non-Whites, are often seen as the main trademark of the Western civilization. Age-long infighting between Whites, be it on a family, local or a global level, must be surely looked at with a great deal of bemusement by incoming masses of non-White migrants.

The Judaic god Yahweh is a jealous god (Exodus 20:5), which he himself openly admits and brags about on several occasions. He is by definition a totalitarian god who tolerates no other gods and by extension must reject any alternative version of truth, as well as all other systems of belief. His chosen people, just like himself, are therefore required to be jealous and vindictive, dismissing any form of critical introspection when residing amidst a host nation — as decreed by Moses in Deuteronomy. Yahweh is a far cry from the down-to-earth gods and goddesses in Homer’s Iliad, who take frequent turns at jealousy, fooling each other, cheating with each other’s spouses or siding up with opposing warring parties — yet never, ever holding lengthy grudges against each other. Achilles spiritual protector was the war goddess Athena; his military rival Hector had the god Apollo as his guardian and guiding spirit.

In ancient Rome and Greece, vanquished tribes were often subjected to terrible physical ordeals, albeit with one notable exception: neither the Greek nor the Roman armies ever thought about imposing their own systems of belief on the vanquished. The gods, myths, lies, verities, or narratives of the vanquished were left intact. With the rise of Christianity, envy, jealousy and self-righteousness, handed down by the Jewish religious ukases in the form of the 10th Commandment, although brandishing envy as a major sin, had brought instead the White character flaws to their deadly paroxysm.

It would be silly to argue that sentiments of envy and jealousy were nonexistent in ancient pagan Rome. Those inborn, creeping, lowlife features of human behavior have always been common to our White ancestors, as seen in countless examples of bloody strife and civil war, stretching from ancient Greece and Rome all the way to the present times. The school of Stoicism, however, with its most illustrious thinker Seneca, tried to set up some character strengthening devices in order to tame the feelings of envy. Blind discriminatory nature, however crucial it is in man’s phylogenesis, can hardly dispense with harsh and disciplined nurture.

Each man, according to his lot in life, is stultified by flattery. We should say to him who flatters us: “You call me a man of sense, but I understand how many of the things which I crave are useless, and how many of the things which I desire will do me harm.

Seneca’s answer to aping sycophants in his entourage is simple: the less we crave for fame the less we shall be envious of our look-alikes. Another heavyweight philosopher of doom and gloom, highly popular among scores of White nationalists and conservative thinkers, Arthur Schopenhauer, writes in his famed Chapter “On the Vanity and Suffering of Life”:

An indirect but certain proof of the fact that men feel themselves unhappy, and consequently are so, is also abundantly afforded by the fearful envy which dwells in us all, and which in all relations of life, on the occasion of any superiority, of whatever kind it may be, is excited, and cannot contain its poison. Because they feel themselves unhappy, men cannot endure the sight of one whom they imagine happy.

Probably Schopenhauer should have titled this chapter of his “the ode to death,” given that throughout the chapter he raves about the “blind will” causing ceaseless envy, only to end up in dismal despair. Neither could he hide his own immense envy against his contemporary rival, the philosopher Friedrich Hegel whose entire philosophy he derisively calls “Hegelei,” and who stole from him much of his craved academic glitz and glory during and after his lifetime. Why him, why not me? — these are timeless haunting questions hovering over all of us.

In the gallery of the envious one stumbles upon the inevitable late medieval poet Dante voyaging in his purgatory kingdom of the blind where shadows of the deceased are obliged to cleanse off their character flaws by having their eyes sewn shut with lead. Dante’s infernal allegories in his epics were a carbon copy of the hellhole of thirteenth-century northern Italy where religious and ideological fervor and serial slaughters between the imperial-minded Ghibellines and the papists Guelfs reigned supreme. A wretched character whom Dante meets during his passage through Purgatory tells him:

My blood was so with envy set on fire, That if I had beheld a man make merry, Thou wouldst have seen me sprinkled o’er with pallor.

Similar feelings of envy resulting in mass killings, once akin to warring Ghibellines and Guelfs in medieval Europe, have gradually morphed into the proverbial hatred between European Left and Right, taking on today their finite form in the clash between the modern pontiffs of Antifascism and Multiculturalism and modern racial nationalists. Dante’s dismal premonitions were to be echoed seven hundred years later by his best disciple, the poet Ezra Pound, whose own apocalyptic Cantos where framed on the model of those of his medieval teacher, presaging his own intellectual and political proscription in the newly established post-World War II world. Pound’s gallery of the envious is manifest in the verses he wrote right on the eve of Europe’s breakdown:

… And then I slept And, waking in the wasted air, Saw and heard thus – He whom I saw seemed like a cavalier, And I heard this: “Watching my people die Does not satisfy even if they broke their word, Even if they deserve to be governed by King Turd. |Roosevelt, Churchill and Eden bastards to a man, Liar, Jew and glutton.. have squeezed the people dry like sheep!

To be continued.

What to read? (Part 6): A White Character Survey; Envy in Literature and Politics (Part 2)

Physical blindness and the verdict of ignorance, meted out to envious politicians in Dante’s epic poem, can often be bliss. Eyelessness can have advantages, as demonstrated by the blind, poor, uneducated, self-effacing, albeit very intelligent seer, Tiresias, who is brought to the court of King Oedipus, only to announce to him his eyeless future of blind destiny (vv 364-377).

For that matter willful ignorance and dismissal of the brainwashing curriculum in the modern educational system in the US and EU can be a sign of a healthy state of mind. What on earth is to be seen in the political process in multicultural America and Europe today? What good can be learned in multiracial colleges in Europe, whose program consists of lessons on White man’s guilt? For centuries, in order to avoid envy-inducing temptations, high-IQ young introspective White European males opted for monastic life. The harmful side of monasticism was that it prevented good genes to be passed on to future offspring, thus leaving the political arena open to an array of genetic and character misfits: the bad, the ugly and the envious.

Lengthy is the list of authors, usually associated with the heritage of cultural conservatism, who have prodded into the roots of envy-driven politicians. Highly envious politicians are usually very cunning individuals, with above average IQ, possessing, in addition, good skills at camouflaging their moral sleaziness with an aura of tearful humanitarian palaver. They also excel at expressions of sympathy for the plight of their future prey.

This brings to mind is the huge literature on so-called Jewish social mimicry, aka “trickster-do-good-Jews” (“Mauscheljuden”), popularized in National Socialist Germany by the works of Theodor Fritsch and Arthur Trebitsch, and scores of other writers.

It would be a serious error, however, to reduce the art of impersonation to Jews only. Envy-ridden White politicians have thrived in abundance in Europe and America, and their best literary embodiment is found in Shakespeare’s Richard III, a supremely intelligent miscreant, who, when left alone with his monologues, takes extreme pleasure in calling himself a supreme villain, all set to eliminate his next of kin.

And therefore, since I cannot prove a lover, To entertain these fair well-spoken days, I am determined to prove a villain. (_Richard I_II, Act 1, Scene 1)

Examples of virtue, passed down by sages and held for centuries as a symbol of moral goodness, are essentially an elegant cover-up for self-deception and fake commiseration. This is how the French seventeenth-century essayist François de La Rochefoucauld sees social reality in his satirical aphorisms about the army of jealous and envious politicians hiding beneath false charity and feigned compassion.

Festival of Fakery

We are false in different ways. There are some men who are false from wishing always to appear what they are not. There are some who have better faith, who are born false, who deceive themselves, and who never see themselves as they really are; to some is given a true understanding and a false taste, others have a false understanding and some correctness in taste; there are some who have not any falsity either in taste or mind. (VI. On Falsehood)

La Rochefoucauld’s influence on future European cultural pessimists was immense. Friedrich Nietzsche’s own aphoristic style and his own acerbic words against the danger of the rising tide of egalitarian ideologies of the later nineteenth century, is closely patterned on La Rochefoucauld’s prose. Outbursts of feigned magnanimity — the hallmark of many French nobles of the seventeenth century — provide a timely example for understanding the similar make-believe humanism of the modern liberal ruling class, including modern American cuckservatives. On the one hand, they love to show off empathy for disfranchised fellow Whites; on the other, they are keen on keeping to themselves in their gated communities.

A critical approach to the pretend humanism of the elites was a popular subject among French authors in the seventeenth century. Traditionally their literary legacy was associated with the intellectual baggage of the so-called anarcho-nationalists and revolutionary conservatives; today, it is linked to the work of the New Right and Alt-Right respectively. Those French classics are important because their description of seventeenth-century elites hiding behind trendy facial mannerisms and grandiose self-righteousness can be projected on the corrupted behavior of contemporary homegrown elites in the US and EU. The unfolding chaos in the West, however, cannot be blamed on the incoming armies of Muslims or any other group of non-European migrants. Those who started the chaos and those who are now stoking it are decadent White elites who keep importing non-European migrants.

It is fairly easy to spot an envious villain if his character deformity is accompanied by physical depravity, as seen in Richard III. A similar envy-ridden character appears in Friedrich Schiller’s drama The Robbers in the person of the wicked, crippled, yet highly intelligent Francis, who endlessly schemes how to destroy his better looking and virtuous brother Charles and his entire family:

Why did I not crawl the first from my mother’s womb? why not the only one? why has she heaped on me this burden of deformity? on me especially? Just as if she had spawned me from her refuse. Why to me in particular this snub of the Laplander? these negro lips? these Hottentot eyes? (Act 1, Scene 1)

The wicked Francis is an epitome of the in-group infighting among Whites. Such infighting has taken diverse forms of political expression over the last few millennia. In the face of ongoing foreign racial and cultural replacement, however, the laudable desire to reestablish White identity does not guarantee at all that Whites will dispense with their mutual envy, treachery and civil wars. Modern sociobiologists still need to examine why civil wars are more brutal than wars against well-demarcated and segregated out-groups. Far more dangerous than outgroups are character defects when they surface under the guise of the same phenotype, same idiom, and same racial entourage, as has been observed countless times in Western political history. In the same vein, many Whites make a major mistake by using insulting terms against African and Middle Eastern migrants storming into Europe, forgetting that the treacherous or self-hating Whites who are bringing them in are the ones to blame.

In the near future one can expect that feelings of mutual envy and hidden resentments will not disappear from transgenderized and miscegenated Europe and America; instead they will only take on alternate forms. Many intelligent remaining Whites will become indispensable leaders in dysfunctional non-White multiracial regimes. They will, however, be confronted with an age-old reality: they will either share their political power and work spaces with lower IQ, less individualistic non-Europeans, or they will face the haunting challenge of enduring the presence of envious, scheming, high-IQ White rivals. In America and in Europe it is a widespread practice in affluent White households to hire non-White handymen or nannies, the implicit assumption being that a non-White will never measure up to the cognitive appetites or excessive ambitions of a White employee. Feigned docility of South Asian and Latino women is often in demand by sexually frustrated White bachelors in Europe and America. Those non-White females, in quest of the improvement of their socio-racial status, know how to hide their envious behavior much better than single White females. White males, mistakenly, see them as no threat — as long as they stay out of White wedlock.

Historically, an implicit social consensus for a racially segregated society has functioned fairly well despite the bad press and academic vilification it has been subjected to over the last 50 years. In hindsight, the segregated American South and the apartheid regime in South Africa were functional and stable societies, where each racial group knew its place. It was the rise of egalitarian ideologies, imported from the West, which prompted non-Whites to start fantasizing that they could henceforth be whatever they wished to be. The tragic results, both for ingroups and outgroups, are visible today.

Under the credible assumption that in the very near future multicultural America and Europe will face major disruptions and face large scale foreign-inspired terrorist incursions, it would be naïve to think that Whites can be militarily defeated. Even a very small number of Whites can put up powerful resistance against a far larger military might of non-Whites. The major problem, however, resides always inside the gate and not outside the gate, as was observed time and again in European history, and as was recently illustrated by Harold Covington’s novels. Germanic Gepids sided in the mid-fifth century with invading Asian Huns, just as a thousand years later Muslim-Turkish incursions into the heart of Europe could not have occurred without the logistical support and diplomatic blessing of Catholic French monarchs. Stalin owed his military success in 1945 to thousands of Marxist intellectuals who had laid already the intellectual ground for the subsequent communist killing fields.

The present times are just a low-level protraction of the ongoing civil war among Whites, pausing briefly in 1945, only to continue today with sporadic unarmed and intellectual clashes between White Antifas and White nationalists. Those who must always be watched with caution, writes the philosopher Emile Cioran, are the alleged best friends of ours:

If our deeds are the fruits of envy we will understand why the political struggle, in its ultimate expression, boils down to calculations and intrigues that are conducive to the elimination of our rivals or enemies…. Do you need a right target? Well, start then by killing off all those who reason according to your categories and according to your prejudices, those who have travelled the same road with you and who inevitably dream how to replace you or shoot you. These are the most dangerous rivals; focus on them only, others can wait. If I were to get hold of power, my first care would be to eliminate all friends of mine. (french original, p. 1009)

Sounds shocking and surprising? Not at all. All of us, at least once in our lifetime, if not millions of times, have prayed to see our congenital rivals perish in a car accident or by having their towns firebombed. The second civil war among Whites, known as WWII, and is present sequel today, testify to that.

The Curse of Victimhood and Negative Identity (israelnationalnews.com, January 30, 2015)

Days and months of atonement keep accumulating on the European wall calendar. The days of atonement however, other than commemorating the dead, often function as a tool in boosting political legitimacy of a nation – often at the expense of another nearby nation struggling for its identity.

While the media keep reassuring us that history is crawling to an end, what we are witnessing instead is a sudden surge of new historical victimhoods, particularly among the peoples of Eastern Europe. As a rule, each individual victimhood requires a forever expanding number of its own dead within the context of unavoidable lurking fascist demons.

Expressed in the postmodern lingo of today, the modern media-made image trivializes the real death and dying into an image of a hyperreal and surreal non-event. For instance, the historical consciousness of Serbs vs. Croats, Poles vs. Germans, not to mention the victimological memories of the mutually embattled Ukrainian and Russian nationalists today, are becoming more “historical” than their previously recorded respective histories.

It seems that European nationalists do not fight any longer for their living co-ethnics, but primarily for their dead. As a result, as Efraim Zuroff correctly stated, “in post-Communist eastern Europe, [they're] trying to play down the crimes of the Nazi cooperators and claim that the crimes of the Communists were just as bad.” (AS,” Top Nazi Hunter: Eastern Europe Rewrote the Holocaust,” by Benny Toker, Ari Yashar, January 27, 2015).

Yet Zuroff’s s remarks, however sharp, miss the wider historical context. Any day of atonement or, for that matter, any day of repentance on behalf of a victimized group, is highly conflictual, if not warmongering by its nature.

It was in the name of antifascist victimology and their real and surreal fear of the resurrection of the anticipated fascist Croatia, that local Serbs staged a bloody rebellion in Croatia in 1991. It was in the name of their own post -WWII victims, killed by the victorious Communists on the killing fields of Bleiburg in Austria in May 1945, that Croats, forty-five years thereafter, began their war of secession from the Yugoslav grip. The Ukrainians still nourish the memory of Holodomor, the Poles nurture their memories of Kaytn, the Cossacks commemorate their victims in Linz, the Russians have their numerous Kolymas, the Germans their Dresdens — locations standing not only as memorial sites, but also as symbols of just retribution in the eyes of the Other.

Crimes committed by the Communists in Eastern Europe during and after World War II were not just Allied collateral damage, or a freak, unintended accident, but a planned effort to remove millions of undesirables.

Almost by definition this raises time again the painful symbolism of Auschwitz, a locality standing not only for a specific historic and clear-cut site of large-scale dying, but also as a didactic location designated for teaching the world the meaning of worldwide tolerance. Of course, the liberation of the Auschwitz camp by the lauded Soviet troops, raises a side question regarding their previous itinerary, especially if one considers that millions of East European and ethnic German civilians were either displaced or killed by the very same Soviet troops on their way to Auschwitz in January 1945.

How genuine were the tears of European statesmen and politicians at the recent commemoration event for the Auschwitz dead will remain a matter of wide speculation and wild guesses. Suffice it to note that if one were to take a peek into the recent history of France, in 1940 the entire Communist and left-leaning intelligentsia sided with the pro-fascist Vichy regime. Of course, in the aftermath of WWII it became politically expedient for the French intellectuals to posture as ardent philo-Semites and learn hastily the antifascist vulgate.

Another case in point are modern Croat politicians, who almost without any exception, prior to 1990 were strong advocates of the unity of the Yugoslav Communist state, as well as staunch purveyors of the socialist “self-managing” economy — only to rebrand themselves shortly thereafter into either rabid nationalists or Brussels-gravitating free marketeers.

The same feigned mea culpa scenario can be observed today among the German political class which had gone a step further, as seen in the recent verbal gestures of ex-president Horst Köhler and acting president Joachim Gauck, the latter of whom stated that "there is no Germanidentity without Auschwitz.”

One can thence surmise that without the memory of Auschwitz, EU politicians would likely be in goose-stepping unison, marching to the enchanting tunes of Giovinezza or the Horst Wessel Lied.

Some scholars seem to be well aware of the mendacious mentality of contemporary European politicians. As Shmuel Trigano notes, “while setting itself up as “new Israel,” the West recognizes in Judaism a factual, if not a juridical jurisdiction over itself.” His words signify that the West has become “Jewish “to the extent that for centuries it had kept denying the Jews their identity. It follows from this that the strange verbal construct “Judeo-Christianity” is not an elusive and dangerous oxymoron at all, but rather a symbol of self-defeating and false identity.

On the one hand, the latter day European victimologists nurture latent anti-Jewish feelings, while on the other hand, they continue formulating their ethical ukases and legal judgments almost exclusively on secularized teachings of the Hebrew sages.

Since the end of the cold war, the political class all over Europe claims its own bizarre brand of antifascist victimology by resurrecting the fascist straw man, as if the invocation of the fascist demonology could exonerate it from its fascist past and possibly give it a free pass in the eyes of Jews. It appears that liberal democracies in the EU and the USA cannot function at all without regurgitating fake philo-Semitic terms of endearment on the one hand, while indulging in a false self-denial on the other.

It might be worth considering setting up an international interfaith conference where scholars of different ethnic and intellectualbackgrounds could discuss both the positive and the negative sides of different victimhoods. As of now, diverse and often conflicting victimhoods are not likely to bring about genuine reconciliation among different Europe peoples, let alone solve the rapidly emerging war of victimhoods in the increasingly racially fractured and balkanized European Union. Self-serving victimhoods only exacerbate the false prejudices of the Other and lay the ground for new conflicts.

Mr. Sunic is author, former US professor of political science, and former Croat diplomat. One of his recent books is La Croatie ; un pays par défaut ? (2010).

link: israelnationalnews.com

Tom Sunic

Dr. Tom Sunic, the writer, born in Zagreb, is an author, former US professor of political...

Ethnic Identity versus White Identity: Differences between the U.S. and Europe (Tomislav Sunic)

www.toqonline.com/current-issue/

Vol.12, No.4 (Winter 2012/13).


A clarification of terms and concepts is in order when dealing with trendy words in the social sciences. Although the idea of identity is an ancient theme, the word ‘identity’ over the last few decades has been subject to a flurry of subjective interpretations, resulting often in contradictory definitions. One hundred years ago, the word ‘identity’ was used in forensic medicine and in police files, but seldom in the sense of national, religious or racial identities. Therefore, today’s usage of the word ‘identity’ is not always appropriate given that this word can easily elicit contradictory meanings depending on who is using it and in what political environment. Thus, for instance, a citizen from the Federal Republic of Germany can carry multiple identities that may complement each other, but they may also exclude each other. He can describe himself as a “good European,” although he may be of North African or Turkish stock, and may in addition sport several other vocational identities that have nothing in common with his racial, religious or national heritage.

The question, however, is which is his primary identity and which is his secondary identity? How does he define himself and how does the Other define him? What comes first? His racial identity, his religious identity, his ethnic identity, his citizen awareness, or his professional affiliation? In his book on identity, Alain de Benoist, writes about the conflicting nature of identities, adding that “the belief that identity can be better preserved without [these] confrontations [among different identities] is nonsense. On the contrary the confrontations make identity possible.”1

In other words, a person asserts his identity best when he draws a sharp demarcation line between himself and the Other, or by violently confronting the Other. Likewise, he will best identify himself with his ingroup in so far as his ingroup differs from other out-groups.

Seen from a historical point of view, the idea of identity has always been a heated topic in the West, although this topic has been wrapped up in different words. From Homer’s Ulysses to Goethe’s Faust, White Europeans and Americans have never tired of asking questions about who they were and who they are.

Oswald Spengler deals with the idea of identity, although in his main work he never used that word, preferring instead the expression “second religiousness” and avoiding reference to the race factor. In the anomic and rootless Western societies of today, national, religious and racial identities have given way to new identities, which manifest themselves in the worshipping of exotic and esoteric “idols” and icons, which function now as transmission belts in the new identity-building process.2 Spengler adds that “to this corresponds in today’s world of Europe and America the occult and theosophical gimmicks, the American Christian Science, the mendacious salon Buddhism, the religious arts and crafts.”3 Such “second religiousness,” or one could call it, “fake substitute identities” of uprooted masses with no racial and no national consciousness, can often be encountered today in Western multicultural and multiracial societies. Such identities seem to be a cherished topic of discussion among contemporary academics.

Also, many self-designated White nationalists, or, as they are labeled by the Left, “White supremacists” in America and Europe, resort to similar substitute identities by adorning themselves with insignia and slogans going back to National Socialist Germany or to fascist Italy. The self-perception of these new White nationalists is often embedded in a caricatured reenactment of anachronistic infra-political activities that actually never took place in the Third Reich, but which are now projected into a surreal, vicarious world of their own imagination, as if the reenactment of those “Nazi” activities could miraculously resurrect the original National Socialist or Fascist state.

Talking About Race

This raises an additional problem with the right choice of words and hence with the appropriate conceptualization of the idea of identity today. It would be far easier if one could use specific terms such as “national consciousness,” instead of a rather generic expression “ethnic identity.” However, due to semantic distortions and the post-World War II political climate, the very specific German word ‘Volk’ (people?) or “national consciousness” (Volksbewusstsein__) are seldom used today in depicting someone’s identity in Germany and elsewhere in Europe. Hence the popularity of the English word ‘ethnic’ — a more generic and less ideologically colored word which has become a value-free locution in the studies of different peoples and races.

For example, at American universities there are courses in “Ethnic Studies,” in which students do not study racial traits of different peoples, or deal with diverse ethnicities in Europe, but focus primarily on the study of cultural identities of non-European peoples, while prudently avoiding the qualifiers “White” and “non- White.” Sometimes euphemisms can do wonders and can get a scholar fame and lifelong tenure.

Prior to World War II it was rare in Europe and America to use the word ‘ethnic’ in the study of various peoples of the world. Instead, politicians and academics were quite at ease, regardless of their ideological background, with the word ‘race’ and with “racial science” as a legitimate academic field. Even prior to the fateful European year of 1933, the locution “racial science” (Rassenkunde) was a common denominator in Germany and Europe in the study of different ethnicities and was often used by anthropologists, biologists and social scientists.4 Back in those days, the word ‘race’ was a value-free paradigm in anthropological and medical sciences and commonly used in the description of different peoples. Only after World War II did the word ‘race’ begin to acquire a negative connotation, whose legal ramifications gradually made it disappear from the academic and political discourse, giving way, instead, to the less value-loaded word ‘ethnic’. Today, if a White person utters the word ‘race’, or claims to have a “racial identity” when talking about his in-group, his ethnic identity, or his family affiliation, all hell breaks loose. The noun ‘race’ and the adjective ‘racial’ have acquired by now a quasi-demonic meaning and are used only when race riots occur, or when a White person insults a non-White person. Immediately, the White person will be labeled as a “racist.”

There seems to be an inconsistency in this new public and academic discourse. According to the modern academic and political vernacular there is no such thing as racial identity, but only ethnic and cultural identities. Should this reasoning be accepted at face value and if it can be backed up by empirical evidence, in that case there can be no “racists” either. According to the allegedly scientific results produced by modern academics and frequently echoed by contemporary politicians, there are no racially marked identities, as there is only one race, the “human race.” Modern academics and media people, however, cannot completely dispense with these negative words and expressions such as “White racists” because they badly need them in order to justify their own theories on the alleged non-existence of races.

America’s identity and Explicit and Implicit Whites

Kevin MacDonald introduced the concepts of “explicit and implicit identity,” with explicit or self-confessed White Americans being those who are aware of their racial background and who openly assert their racial identity.5 By contrast, implicit White Americans rarely assert their racial awareness, or probably do not even think conscientiously of it, yet they prefer to socialize with other Whites and to live among other Whites, and they are attracted to various aspects of traditionally White culture, such as classical music or country music.

As a result of the modern egalitarian dogma, fueled by different schools of thought, explicit White nationalists in America are often dubbed with derogatory labels such as “White supremacists.” The purpose of such a generic across-the-board defamatory expression is to denounce any inklings of racial awareness among Whites, including those Whites who are not the least inclined to denigrate or belittle other racial groups, but who solely wish to retain their own racial specificity and their own cultural heritage.

White people are gradually coalescing into implicit White communities that reflect their ethnocentrism but “cannot tell their name.” They are doing so because of the operation of various mechanisms that operate implicitly, below the level of conscious awareness. These White communities cannot assert explicit White identities because the explicit cultural space is deeply committed to an ideology in which any form of White identity is anathema.6

The huge subject of American or European White identity can be observed not only from the perspective of race alone. Other factors, such as culture, religion and politics must be also taken into account. How do White Europeans perceive White Americans and how do White American nationalists perceive themselves?7 European White nationalists typically perceive America’s identity through its foreign policy. Whether White American politicians perceive themselves in the same fashion as they are perceived by White European nationalists, is quite a different matter, often leading to serious misunderstandings.

In the eyes of many explicit White Europeans, American politicians, as well as large segments of the American society, are perceived as Bible zealots. Accordingly, many White scholars and activists in Europe view White Americans as subscribing to a version of ancient Hebrew thought. It is no accident that American foreign policy decision makers are often scorned by White European nationalists as Yahweh’s messengers attempting to punish moral transgressions. Recall George W. Bush’s crusade to “rid the world of evil-doers” in the aftermath of the September 11, 2001 terrorist attack and the many references by the Bush Administration to the “Axis of Evil” in the lead up to the war in Iraq. Likewise, it is no coincidence that America has been far more sympathetic, over the last 50 years, to the state of Israel (seen as the fulfillment of Old Testament prophecy) than European states.

White nationalists in Europe are thus prone to emphasizing cultural and religious factors in the identity-building process among Americans. For example, the secessionist Southern states were once viewed as the symbol of evil by the Yankee Bible-inspired world improvers. In the eyes of many White Europeans this is seen as yet another example in which Americans have been motivated by a Bible-inspired world view of stark contrasts between good and evil.

There are many other examples. During World Wars I and II, it was the turn of Germany and the “Nazis” to become the symbol of evil. Then, during the Cold War, it was the turn of communism to become the new symbol of evil.

Given that the American political system sees itself as the embodiment of goodness, its diplomatic actions and foreign policies will rarely suffer from bouts of bad conscience, be it during the bombing of Dresden or the bombing of Baghdad. This is because, as White Europeans often observe, America’s identity is centered in the Jewish-inspired Biblical idea of political chosenness. This chosenness results in Americans behaving as if they have a moral imperative to punish all non-believers in the values Americans hold dear. Thus rulers who do not subscribe to democracy are perceived as less than human — as little more than dangerous animals. Accordingly, such dangerous animals need to be killed or at least removed from power.

Today, there are no evil Confederates, fascists, or communists in the official America’s identity-building process. Another symbol of evil in the identity-building process must be created, such as ‘Islamism’, a word which is frequently invoked by many White nationalists today.

For the time being anti-Islamism in America, like anti-fascism in modern Germany, is a risk-free intellectual endeavor. It operates as a socially acceptable substitute identity and is often encouraged by neoconservative Jewish circles. Such a negative identity serves as a nice cover for White nationalists when they need to tone down their own explicit White identity. Since it can be professionally damaging to criticize non-White immigrants in the USA, let alone openly criticize Jewish influence, many explicit White Americans prefer to hide their criticism of multiracial America behind criticism of Muslims.

Some well-known members of European nationalist parties even go a step further. For fear of being labeled “White supremacists,” or “anti-Semites” — or even worse, for fear of being called “neo-Nazis” — they resort to similar anti-Islamic rhetoric mixed with eulogies of the Jews and coupled with atonement trips to Israel.8 Such a psychological cover is viewed by many White American and European nationalists as the safest way to get a free ride at home for their anti-Muslim hectoring, or for their criticism of multiculturalism.

State and Ethnic Identity

White Americans identify themselves with America quite differently than White Europeans do with their various nations. The foundation of America was a case of rational political constructivism, whereas in Europe a strong notion of the nation (‘Volk’) preceded attempts at state building. Incidentally, there is no corresponding word in English for the German word ‘Volk’. The English word ‘people’ is ambiguous, as it can yield different meanings.

Therefore, the idea that America is “a proposition state” (or a “construct state”) has a certain surface plausibility. Moreover, a rationally constructed state, such asAmerica, in contrast to an organic state in Europe, is far more vulnerable to the ideology of multiculturalism, which in turn can prompt its architects to be more open to the influx of foreign races and other cultures.

This in part explains a weaker sense of national community among White Americans than among White Europeans. In this sense one can say that even the highly acclaimed American constitutional patriotism resembles a Spenglerian “third religion”; or more specifically, it reflects a new political theology with all the hallmarks of the bygone Enlightenment period. Even the so-called constitutional patriotism in the Federal Republic of Germany, which can be described as an acquired “civil religion,” is just a meager post-WWII imported copy of American constitutional patriotism, with one important difference: America was founded by White politicians of the Enlightenment period, whose explicit racial identity was far better formulated and more freely voiced than by European thinkers and politicians of the same epoch. Unlike White racial “identitarians” in Europe, explicit White racial awareness in America continued to hold the judiciary high ground until the mid- 20th Century.

Identifying with the state in America has little in common with the traditional “folk-culture-bound” form of identifying with the state that is so characteristic of Central and Eastern Europe. For this reason, the substitute factor of race has traditionally played among White American nationalists a stronger role in the identity-building process than among White European nationalists. However, despite differences in their historical self-image and self-perception, White Europeans and White Americans are becoming more and more aware today of the factor which binds them together and which, in a state of economic crisis or in the distinct possibility of their country’s break-up can play a crucial role: their common racial heritage.

European Identities, “Civil War Identities”

The term “European identity” is lexical nonsense. Just as there are differences in self-perceptions between White Americans vs. White Europeans with regard to their state and their racial identity respectively, there are also different and conflicting ethnic identities among the dozens of European peoples. It is questionable whether it will be ever possible to set up the common European identity of which so many Europeans like to dream. Theoretically, such “pan-European” identity would probably conform to the views and dreams of many White Americans, who are, to be sure, less plagued by their own tribal interethnic squabbles than White Europeans.

There is no European identity as such; it has never existed, other than among some theoreticians nursing the idea of a continental Euro-Asian homeland.9 It remains a mystery how hundreds of different ethnic groups stretching from the Elbe in Germany to Vladivostok in Russia, can construct a common identity. Despite living in the same general geographic location, most Europeans identify themselves first with their clan, community and ethnicity and not with their next door neighbors—whom they often violently reject. European peoples often frame their identity on what Tatu Vanhanen aptly calls “ethnic nepotism,” whereby the crucial characteristic of an ethnic group is that its members are genetically more closely related to each other than to the members of other groups.10 Such ethnic or clannish nepotism—so frequent in Europe and even within one single ethnic group—can in no way foster the idea of an all-encompassing White identity, which many White American nationalists consider as their primary goal.

In contrast to the “multicultural,” or more precisely, multiracial societies of Western Europe, peoples of Central and Eastern Europe are relatively racially homogeneous, but ethnically they are highly heterogeneous. Their present state of racial cohesiveness, albeit with always simmering interethnic chauvinism, owes much to the legacy of the bygone communist epoch. In retrospect and paradoxically, the good side of the communist legacy is that communism had never appealed to potential non-European immigrants and therefore had made the East European peoples racially more homogenous. Here, of course, the usage of the word ‘ethnic’ is appropriate, since it would be very complicated to talk about different sub-races among East and Central Europeans. Yet on the implicit level East Europeans are far more aware of their Nordic, Dinaric, Alpine, or Mediterranean phenotypes respectively. Their historical and interethnic grievances are not based on interracial hatreds, but lie exclusively in the field of culture and religion. Therefore, one must never underestimate interethnic, inter-White and inter-European resentments as a source of possible new conflicts in this region of Europe.

Clearly, from the perspective of “Whiteness” or their “European identity,” Central and Eastern Europeans are more “European” than Western Europeans. Moreover, feelings of historical guilt or self-hatred, as encountered often in Germany, Great Britain, or even in the USA today, are almost unknown among Central and East Europeans. The national pride of White citizens in Eastern Europe is relatively strong and determines to a large extent their identity.

The average citizen in Croatia or Hungary, for example, doesn’t need to read academic treatises on the failure of the multicultural system in West Europe or in the U.S. Nor does he need to immerse himself in the studies of different races in order to find out who he is. In Croatia, for instance, citizens know they are White, Croats and Catholics. And they are quite proud of it. The same applies to citizens in Poland or Hungary.

The reason for their explicit ethnic and racial identity, in comparison to citizens in Germany or in the USA, is two-fold: on the one hand, it is a logical response to the violent denial of their national identity by the preceding communist system. On the other hand, their “Whiteness” and their national identity, in view of the extremely small number of non-European residents, do not appear to them as a serious out-group threat. On the agenda of nationalist parties in Eastern Europe one comes across endless passages depicting real or perceived historical threats from their White European near neighbors, whereas the subject of non–European immigration is seldom discussed.

The interethnic resentments in Eastern Europe resulting from ethnic nepotism are very pronounced, and they often turn ugly. Thus the national identity of a Polish nationalist, who may otherwise agree on all points with his nationalist counterpart from Germany—such as their common criticism of globalism, their anticommunism and their antiliberalism — is often accompanied by strong anti- German feelings. One third of ethnic Hungarians — more than 2 million — living in Slovakia, Serbiaand Romania typically define their national identity through their resentment of the peoples among whom they live. Czech nationalists seldom like to discuss with their German counterparts the issue of the forcible deportation of 3 million ethnic Germans from Czechoslovakia after World War II. Despite some semblance of peace between Serbs and Croats, these two ethnically similar, neighboring peoples identify with two entirely different historical narratives and two completely different and mutually hostile and exclusive victimihoods. In short, Serbs and Croats, despite their remarkable ethnic and linguistic similarity, display two radically and mutually exclusive identities. For a Croatian nationalist it is difficult to become, despite his anti-liberal and anti-communist rhetoric, “a good Croat” without describing himself all too often as an “anti-Serb.”11

Interethnic hatred in Western Europe today plays a far lesser role than ever before, largely due to the constant influx of non-Europeans, who are now perceived as the main threat. The negative image of Third World immigrants has prompted many West European White nationalists to see themselves no longer as victims of the national myths of their White European neighbors, but as victims of pan-racial pandemonium brought about by the liberal capitalist system. For many White European nationalists today, this raises the question: What good is it now to define oneself as a Swede, or a German, or to dream of Greater Germany, Greater Sweden, or Greater France, considering the fact that more than 10 to 20 percent of French, Belgian, or German citizens are of non-European and non-White origin?

Negative Identities and Random Identities

The phenomenon of negative identity, which usually surfaces in a state of emergency, needs also to be mentioned. One could paraphrase Carl Schmitt and argue that a country’s degree of sovereignty is best visible in a state of emergency. At that moment even an apolitical person becomes well aware of who he is, prompting him to make a quick and sharp distinction between “the friend and the foe.”

Likewise, in times of war a White citizen in the USA or Europe can become best aware of his explicit Whiteness.12 When a major crisis looms on the horizon, each of us knows whether he is an implicit or explicit German, Croatian, or American. And he knows which racial group he belongs to and to which he needs to swear his allegiance. Should he forget his identity, it is likely that the Other from an out-group will quickly remind him who he is. For example, during frequent brawls between members of different racial groups in the German town of Neukölln (a center of Muslim immigration) or in the U.S. cities of Cleveland or South Los Angeles (home to many different non-White groups), even the most implicitly identified Whites — i.e., Whites who would otherwise not have any explicit awareness or concern about their racial background and their racial ingroup — are likely to experience sudden racial reawakening. As a result of such conflicts, the process of White identity-building takes place in an unusually rapid manner.

It should be noted that this is also the case with many White nationalists who embraced an explicit racial identity after finding that their professional career was destroyed or in danger. There are a lot of belated White nationalists in America and Europe who like to boast about how “they have experienced their nationalist and racial awakening.” In most cases these individuals were once apolitical individuals. But when their careers ran the risk of being ruined due to the multicultural system and its “positive discrimination” in favor of non-Whites, they do not hesitate to become vocal and explicit White nationalists.

Such reactive random identities were quite common among Croatian politicians in 1991 with the breakup of Yugoslavia. Many former high Communist officials began to detect their nationalist identities only after the Yugoslav Communist Army (JNA) and the Serb paramilitary units had begun their assault on secessionist Croatia. Many of those belated Croat nationalists, prior to 1991, were explicitly anti-Croatian apparatchiks; oftentimes they were virulent “Yugoslavs.” It was strange to observe in late 1991 how former communist party members converted in a twinkle of an eye into Croatian and Serbian explicit nationalists respectively. In a similar vein, one cannot exclude that with the deepening political and economic crisis in Europe and America, White German, French and American citizens will begin to vote for nationalist parties en masse.

Political opportunism can often be described as a psychological response to a state of emergency.

In terms of negative or reactive identities, one could also draw a parallel with long-standing Christian anti-Semitism, which may be also called a form of negative identity. Millions of Christians resent the Otherness of the Jews, yet at the same time they pray to the Jewish God Yahweh, or devote their lifetimes to the study of ancient Hebrew texts. Alain de Benoist cogently argues that Christian anti-Semites turned the ethnic Jewish God Yahweh into their own anti-Semitic and globalist god.13

Culture and Race: Perishable and Inherited Identities

Historically, different brands of nationalism, as transmitters of identities, have played a negative role in Europe. In this sense, White Americans, despite their weaker sense of statehood have an advantage over White Europeans. First off, they have been able to avoid destructive interethnic disputes among themselves. Traditional methods of self-identification with a specific territory, as romantic and poetic as they may have been in the past for many European nationalists, are hardly suitable for today’s global capitalist system which destroys all identities, including those of White peoples everywhere in the world. The traditional obsession of White Europeans with their state and their tribe at the expense of neighboring European tribes and states has turned out to be counterproductive. One may argue that non-European immigrants, including non-European foreign powers, have been the only true beneficiaries of these inter-White disputes. In fact, interethnic, inter-White disputes only seem to provide legitimacy to the neo-Marxist/liberal experiment with its ideology of mass immigration and multiculturalism. Such old and small-time European nationalisms, coupled with the veneration of the nation-state have become anachronistic in view of today’s changing racial picture in Europe and America.

One could also suggest that in order to preserve their true identity White Europeans and White Americans must first resurrect their common cultural and racial awareness. It is true that the word ‘race’ in modern political vernacular, as an identity-building factor, has by now acquired a quasi-criminal meaning. In the opinion of the ideologues of the left, the social environment must pave the way for the identity-building process. Here, however, American sociobiologists can be helpful in formulating the view that racial and ethnic identities are an integral aspect of human nature.

However, first and foremost the meaning of race should be re-evaluated. Race is not just a biological phenomenon: it also has spiritual implications. The metaphysical base of the race should come first, as Julius Evola argues:

The mistake by many racial fanatics, who think that the resurrection of race, within its ethnic unity signify ipso facto the rebirth of a nation, lies precisely there: they conceive of a people as of “purebred” horses, cats or dogs. The preservation or the restoration of racial purity in the narrow sense means everything in so far as an animal is concerned, but not as far as humans are concerned.14

The common racial heredity of White Americans and Europeans appears as the only valid factor in the identity-building process. It cannot be changed at will. One can change his ideology, his language, his theology, his favorite football team and his geographic location. But a person cannot change his genetic heritage. However, as Evola wrote, to consider genetic heritage or the race factor as the only hallmark of identity boils down to biological determinism and is unlikely to generate strong emotions of loyalty. This is particularly true with many White nationalists in America, who focus too often on the anthropological aspect of race — the physical phenotype — while neglecting the spiritual part of race.

The resurrection of identity among White Europeans and Americans in a broader racially spiritual way appears as the only valid answer. “Not only breeding and selection are part of race,” wrote the German pedagogue Ernst Krieck, who himself played a prominent role in higher education in National Socialist Germany, “but also the form, the style, and personal attitude and the “folkish lifestyle” — within which racial value come to the fore.”15 Furthermore, Ludwig Clauss, who also played a prominent academic and racialist role not just in National Socialist Germany, but much earlier in the liberal Weimar Germany, wrote in his little known book Rasse und Charakter:

Race is not only, as is still frequently believed in laymen circles, a lump of inherited characteristics (e.g., talents, musical skills, organizational skills, intelligence, etc.), but an inheritable law of Gestalt, which manifests itself in all traits that man can have and that bestow those traits with style. Not by the possession of those traits can one recognize the race of a man, but by the style he uses those traits.16

The overemphasis of the physical and biological features in search of racial identity is often a dead end street. Have we not met many good-looking White individuals in Europe and America who are the textbook cases of intellectual and moral depravity? The genetic heritage of Whites must be the main part of his identity only in so far it holds a racially good spiritual direction. A beautiful White body is not necessarily a reflection of a good character. Only spirit can provide a people and an individual with finite identity.

Notes


  1. Alain de Benoist, Nous et les autres (Paris: éd. Krisis, 2006), 75. 

  2. Oswald Spengler, Der Untergang des Abendlandes, Vol. 2 (München: DTV, 1976), 941. 

  3. Ibid. 

  4. Hans F. K. Günther, Rassenkunde Europas, (München: J. F. Lehmanns Verlag, 1929); Ilse Schwidetzky, Rassenkunde der Altslawen (Stuttgart: Ferdinand Enke Verlag, 1938). 

  5. Kevin MacDonald, “Psychology and White Ethnocentrism,“ The Occidental Quarterly 6, no.4 (Winter, 2006-07): 7–46; Kevin MacDonald. “Effortful Control, Explicit Processing and the Regulation of Human Evolved Predispositions,” Psychological Review 115, no.4 (2008): 1012–1031. 

  6. MacDonald, “Psychology and White Ethnocentrism,” 22. 

  7. See Tomislav Sunic, Homo americanus: Child of the Postmodern Age (with a foreword by Kevin MacDonald) (Seattle, WA: BookSurge, 2007). 

  8. Lorenz Jäger, “Neue Freunde für Israel: Reise nach Jerusalem,“ Frankfurter Allgemeine Zeitung (December 13, 2010). 

  9. Alexandre Latsa , ”Moscou: capitale de l’Europe!“ In “Le retour de la troisième RomeEurasia Vol 3(4) (Dublin: Éditions Avatar, 2009). One of the most popular spokesmen for “Eurosianism” is Alxander Dugin, a Russian writer. See Eldar Ismailov and Vladimer Papava, Rethinking Central Eurasia (Johns Hopkins University, SAIS, 2010 ). papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2196485 

  10. Tatu Vanhanen, “Ethnic conflicts explained by ethnic nepotism,” Research in Biopolitics 7 (Stamford, CT: JAI Press Inc., 2005), 13. 

  11. Tomislav Sunic, La Croatie ; un pays par défaut? (Paris: Dublin: Avatar, 2010). See page 56 and especially the chapter ”L’identité conflictuelle.“ 

  12. Carl Schmitt Politische Theologie (2nd ed.) (München und Leipzig: Duncker & Humblot 1934; first edition published in 1922), 11. 

  13. Alain de Benoist, Comment peut- on être païen? (Paris: A. Michel, 1981), 161–178, passim

  14. Julius Evola, Heidnischer Imperialismus (German translation by Friedrich Bauer) (Leipzig: Armanen Verlag, 1933), 52–53. 

  15. Ernst Krieck, National-politische Erziehung (Leipzig: Armanen Verlag, 1936), 26. 

  16. Ludwig F. Clauss, Rasse und Charakter (Frankfurt: Verlag Moritz Diesterweg, 1942), 80. 

Dresden: Death from Above

The Occidental Observer, February 20, 2013.

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dresden

What follows below is the English translation of my speech in German which I was scheduled to deliver on February 13, 2013, around 7:00 PM in downtown Dresden. The commemoration of the Dresden February 13, 1945 victims was organized by “Aktionsbündnis gegen das Vergessen” (action committee against oblivion), NPD deputies and officials from the local state assembly in Dresden. There were 3,000 leftist antifa demonstrators. The city was under siege, cordoned off into sections by 4,000 riot policemen. The bulk of the nationalist participants, approximately 1,000, who had previously arrived at the central station, were split up and prevented from joining with our group at the original place of gathering. Toward 11:00 PM, when the event was practically over, the riot police did allow our small group of organizers and speakers to march past the barricades down to the central station. There were approximately 40 of us—mostly local NPD officials. On February 14, while still in Dresden, I provided more information as a guest on the Deanna Spingola’s RBN radio show: Hour 1, Hour 2.

Dresden gedenkt der Zerstoerung der Stadt vor 68 Jahren

Police separate groups of right-wing and left-wing demonstrators outside Dresden’s central train station.

Human Improvement by Terror Bombardment

Dresden is only one single symbol of the Allied crime, a symbol unwillingly discussed by establishment politicians. The destruction of Dresden and its casualties are trivialized in the mainstream historiography and depicted as “collateral damage in the fight against the absolute evil — fascism.” The problem, however, lies in the fact that there was not just one bombing of one Dresden, but also many bombings of countless other Dresdens in all corners of Germany and in all parts of Europe. The topography of death, marked by the antifascists, is a very problematic issue for their descendants, indeed.

In today’s “struggle for historical memory,” not all victims are entitled to the same rights. Some victimhoods must be first on the list, whereas others are slated for oblivion. Our establishment politicians are up in arms when it comes to erecting monuments to peoples and tribes, especially those who were once the victims of the Europeans. An increasing number of commemoration days, an increasing number of financial compensation days show up in our wall calendars. Over and over again European and American establishment politicians pay tribute to non-European victims. Rarely, almost never, do they commemorate the victims of their own peoples who suffered under communist and liberal world improvers. Europeans and especially Germans are viewed as evil perpetrators, who are therefore obliged to perpetual atonement rituals.

Dresden is not only a German city, or the symbol of a German destiny. Dresden is also the universal symbol of countless German and countless European, Croatian, Hungarian, Italian, Belgian and French cities that were bombed by the Western Allies, or for that matter that were fully bombed out. What connects me to Dresden connects me also to Lisieux, a place of pilgrimage in France, bombed by the Allies in June 1944; also to Monte Cassino, an Italian place of pilgrimage, bombed by the Allies in February 1944. On 10 June 1944, at Lisieux, a small town that had been dedicated to Saint Theresa, 1.200 people were killed, the Benedictine monastery was completely burnt out, with 20 nuns therein. To enumerate a list of the bombed-out European cultural cities would require an entire library — provided that this library would not be again bombed out by the world improvers. Provided that the books and the documents inside are not confiscated.

In France, during the Second World War, about 70,000 civilians found death under the Anglo-American democratic bombs, the figure reluctantly mentioned by establishment historians. From 1941 to 1944, 600,000 tons of bombs were dropped on France; 90,000 buildings and houses were destroyed. The establishment politicians often use the word “culture” and “multi-culture.” But their military predecessors distinguished themselves in the destruction of different European cultural sites. European churches and museums had to be destroyed, in view of the fact that these places could not be ascribed to the category of human culture. Further south, in Vienna, in March 1945, the Burgtheater was hit by the American bombers; further to the West in northern Italy, the opera house La Scala in Milan was bombed, as were hundreds of libraries throughout Central Europe. Further south in Croatia the ancient cities of Zadar and Split were bombed in 1944 by the Western world improvers and this panorama of horror knew no end. The Croatian culture town Zadar, on the Adriatic coast, was bombed by the Allies in 1943 and 1944. German politicians and German tourists often make holiday on the Croatian coast; yet along the coast there are many mass graves of German soldiers. On the Croatian island of Rab, where the German nudists like to have fun, there is a huge mass grave containing the bones of hundreds of Germans who were murdered by the Yugo-communists. German diplomats in Croatia have shown no effort to build monuments for those martyred soldiers. Recently, the so called democratic community put on display a big concern about the ethnic cleansing and the destruction in the former Yugoslavia. It was also quite busy in bringing the Yugoslav and Serbian perpetrators to justice at the Hague tribunal. But those Serbian and Yugoslav perpetrators had already had a perfect role model in Communist predecessors and in their Anglo-American allies. By the late 1944 and early 1945, there were massive ethnic cleansings of Germans in the Yugoslav communist areas. In May 1945, hundreds of thousands of fleeing Croats, mostly civilians, surrendered to the English Allied authorities near Klagenfurt, in southern Carinthia, only to be handed over in the following days to the Yugoslav Communist thugs.

I could talk for hours about the millions of displaced Germans from Silesia, Pomerania, the Sudetenland and the Danube region. In view of the fact that those victims do not fall into the category of communist perpetrators, for the time being I’m not going to ascribe them to the Western world improvers. In hindsight, though, we can observe that the Western world improvers would have never been able to complete their world improvement job without the aid of the Communist thugs, the so-called anti-fascists. Clearly, the largest mass migration in European history, from Central and Eastern Europe, was the work of the Communists and the Red Army, but never would have their gigantic crimes against the German civilians and other Central European nations taken place without deliberate help of the Western world improvers. Well, we are still dealing with double standards when commemorating the WWII dead.

What was crossing the minds of those world improvers during the bombing raids of European cities? Those democratic pilots had good conscience because they sincerely felt that they had to carry out a God-ordained democratic mission. Their missions of destruction were conducted in the name of human rights, tolerance and world peace. Pursuant to their messianic attitudes, down under and below in Central Europe — not to mention down here in Dresden — lived no human beings, but a peculiar variety of monsters without culture. Accordingly, in order to remain faithful to their democratic dogma, those airborne Samaritans had always good conscience to bomb out the monsters below. As the great German scholar of international law, Carl Schmitt, taught us, there is a dangerous problem with modern international law and the ideology of human rights. As soon as one declares his military opponent a “monster” or “an insect,” human rights cease to apply to him. This is the main component of the modern System. Likewise, as soon as some European intellectual, or an academic, or a journalist critically voices doubts about the myths of the System, he runs the risk of being branded as a “rightwing radical,” “a fascist,” or “a monster.” As a monster he is no longer human, and cannot be therefore legally entitled to protection from the ideology of human rights. He is ostracized and professionally shut up. The System boasts today about its tolerance toward all people and all the nations on Earth, but not toward those that are initially labeled as monsters or right-wing extremists, or fundamentalists. In the eyes of the world improvers the German civilians standing on this spot in February 1945, were not humans, but a bizarre type of insect that needed to be annihilated along with their material culture. Such a mindset we encounter today among world do-gooders, especially in their military engagement in Iraq or Afghanistan.

We are often criticized for playing up the Dresden victims in order to trivialize the fascist crimes. This is nonsense. This thesis can be easily reversed. The establishment historians and opinion-makers, 70 years after the war, are in need of forever renewing the fascist danger in order to cover up their own catastrophic economic failures and their own war crimes.

Moreover, establishment historians do not wish to tell us that that each victimhood in the multicultural System is conflict prone; each victimhood harps on its own uniqueness and thrives at the expense of other victimhoods. This only points to the weakness of the multicultural System, ultimately leading up to the balkanization, civil war and the collapse of the System. An example: The current victimological atmosphere in today’s multicultural System prompts every tribe, every community, and every non-European immigrant to believe that only his victimhood is important and unique. This is a dangerous phenomenon because each victimhood stands in the competition with the victimhood of the Other. Such victimhood mentality is not conducive to peace. It leads to multiethnic violence and makes future conflict inevitable. With today’s trivialization and denial of the liberal-communist crimes against the German people, inflicted before, during, and after the Second World War, there can be no climate of mutual understanding and reconciliation, but only an atmosphere of false myths and conflicting victimhoods, whereby each person and each tribe conceives of himself as a victim of his respective neighbor.

The classic example is again the collapse of the former state of Yugoslavia, an artificial state in which for fifty years different peoples were the victims of Communist historians and propaganda, with the Croatian people being demonized as a “Nazi nation.” In 1991, after the end of communism, the result was not mutual interethnic understanding, but mutual hatred and a terrible war in which each side called the other “fascist.” What awaits us soon here in the EU, is not some exotic and multicultural utopia, but a balkanesque cycle of violence and civil wars.

Dear ladies and gentlemen, dear friends. Let us not fall prey to illusions. Dresden must serve as a warning sign against all wars, as well as a place for commemorating the innocent victims. But Dresden can become tomorrow a symbol of titanic catastrophes. What awaits us in the coming years, one can already imagine. Some of you, some of us, with a longer historical memory, know well that a world has come to an end. The age of liberalism has been dead for a long time. The incoming times will be bad. But these incoming and approaching times offer us all a chance.

Dr. Tom Sunic (www.tomsunic.com) is former professor of political science and a Board member of the American Freedom Party (formerly American Third Position Party). He is the author of Homo americanus: Child of the Postmodern Age (2007).

www.theoccidentalobserver.net/2013/02/dresden-death-from-above/#more-18012

Verfall und Glanz des Nationalismus Nationalismus - Identität - Europäertum Gyula Kurucz (Hrsg.) Edition q Verlags-GmbH, Berlin, 1994

Kein anderes politisches Phänomen vermag so kreativ und so destruktiv zu wirken wie der Nationalismus. Nationalismus kann Metapher sein für letzte Wahrheit und zugleich Allegorie für die Nostalgie des Todes. Kein exotisches Land, kein Gold, keine Frau kann solche Gefühlsausbrüche hervorrufen wie das geheiligte Vaterland, und, alle Freudianer mögen verzeihen, mehr Menschen sind für die Verteidigung ihres Vaterlands gestorben als für die Verteidigung der Ehre ihrer Frauen. Wenn wir davon ausgehen, dass politische Macht das stärkste Aphrodisiakum darstellt, so muss der Nationalismus die äußerste Erfüllung sein. Spricht man in angelsächsischen Ländern über Nationalismus, so wird dieser gewöhnlich reflektiert als Ausdruck uralter Stammesriten, als Gewalt und böse Politik, als etwas, das dem Fortschrittsgedanken zuwider läuft. Für einen amerikanischen Liberalen ist Nationalismus traditionell mit irrationalen Impulsen verknüpft, mit etwas Unkalkulierbarem, das zudem den hässlichen Zug aufweist, kaufmännische Denkungsart zu verderben. Ein Kaufmann liebt weder Grenzen noch nationale Symbole, seine Ehre sind seine Handelsgüter, seine Freunde sind die, die auf dem weltweiten Markt die besten Offerten unterbreiten. Es ist kein Zufall, dass der Kaufmann während des Zweiten Weltkriegs die Allianz mit dem Kommissar vorzog, ungeachtet dessen, dass die Grausamkeit des Kommissars oftmals die des Nationalisten in den Schatten stellte. Daniel Bell hat einmal geschrieben, amerikanische Liberale fänden es schwierig, ethnische Verblendung überhaupt zu verstehen, da die amerikanische Denkungsweise „räumlich und zeitlich nicht festgelegt" sei. In der Tat muss es einem insularen Geist absolut närrisch erscheinen, wenn er zwei Völker beobachtet, die sich um einen kleinen Bach oder einen winzigen Streifen Land streiten, wenn zudem kaum ökonomischer Vorteil im Spiel ist. Der Politiker in Amerika ist, im Gegensatz zu seinen europäischen Kollegen, für gewöhnlich zunächst Grundstücksmakler, und seine Haltung zur Politik gleicht der zu einer Transaktion.

Ohne Zweifel betrachtet der heutige Amerikaner „on the road", in den Fußstapfen von Jack Kerouac oder Dos Passos, jene ethnische Ausschließlichkeit als etwas Ängstigendes, die heute Osteuropa vom Balkan bis zum Baltikum erschüttert. Die Mystik des territorialen Imperativs, mit ihrem unvorhersehbaren ethnischen „Kessel", muss für die Denkungsweise des „Schmelztiegels" eine grobe Beleidigung darstellen.

Entgegen der weitverbreiteten Auffassung ist Nationalismus keine Ideologie, da ihm die programmatische Dimension fehlt und er sich jeder Kategorisierung entzieht. Bestenfalls kann Nationalismus beschrieben werden als eine Art erdverbundenen Verhaltens mit Resten von Heidentum. Während der Liberalismus mit dem rationalen Singular operiert, bevorzugt der Nationalismus stets den irrationalen Plural. Für den Liberalen ist das Individuum Epizentrum der Politik, für den Nationalisten bedeutet es lediglich ein Partikel in der historischen Gemeinschaft. Um die verschiedenen Spielarten von Nationalismus sichtbar zu machen, könnte man eine europäische Familie beobachten, die am steinigen Strand der französischen Riviera Urlaub macht, und sie mit einer amerikanischen Familie am Sandstrand von Santa Barbara vergleichen. Die erstere wird peinlich genau ihren eigenen kleinen Platz abstecken und auf die Kinder aufpassen; letztere wird in dem Moment, da sie den Strand erreicht, nomadengleich ausschwärmen, jedes Familienmitglied wird dabei seine „privacy" suchen. Nebenbei: Dieses Wort existiert in den kontinentalen europäischen Sprachen gar nicht (und ist mit „private Abgeschiedenheit" nur notdürftig übersetzt).

Nach dem Zweiten Weltkrieg sich für einen Nationalisten zu erklären, bedeutete für einen Europäer etwa so viel wie das Eingehen einer Ehe mit dem Neofaschismus. Angesichts der Asche von Auschwitz waren in der Tat nur wenige gewillt, öffentlich die romantischen Ideen von Dichtern und Prinzen des 19. Jahrhunderts zu preisen, deren idyllische Eskapaden ein Jahrhundert später einem ganz und gar nicht idyllischen Schlachthaus zur Geburt verhalfen. In Jalta betrachtete man dann die Idee eines Europa, das die Liturgie von Blut und Boden sang, als zu gefährlich, und beide Supermächte fesselten diese Erinnerung mittels ihrer besonderen Strategie der „doppelten Zügelung". Nach ihrer Exkursion in den größten Bürgerkrieg der Geschichte entschlossen sich die Europäer, nicht länger über Nationalismus oder Selbstbestimmung zu sprechen. Statt dessen zogen es viele europäische Intellektuelle, besonders die gelehrten Deutschen, vor, ihre unterdrückte nationalistische Energie auf weit entfernte Palästinenser, Sandinisten, Kubaner oder Kongolesen zu richten, statt auf den eigenen ethnischen Kreis. Nationalismus in der dritten Welt wurde für die europäischen Mandarine sowohl zur esoterischen Katharsis all zum exotischen Über-Ego; über die Lage eines Xhosa in Südafrika oder eines Ibo in Nigeria zu theoretisieren oder Trecks nach Kaschmir und Katmandu zu organisieren, wurde zur eleganten Art des sich Wälzens in einem neuen politischen Romantizismus. Diese Stellvertreterart eines Meta-Nationalismus spielte lange Zeit für die untätigen und domestizierten Europäer, die Zeit brauchten, ihre Wunden zu heilen, und die auf eine neue Renaissance warteten, die Rolle eines psychologischen Ruhekissens.

Hat diese Renaissance bereits stattgefunden? Das liberale Zwischenspiel, welches 45 Jahre dauerte und seinen größten Aufschwung nach dem Kollaps seines kommunistischen alter ego erlebte, konnte in der Tat sein Ende finden. Von Iberien bis Irkutsk, von Kasachstan bis Kroatien reklamieren hunderte verschiedene Völkerschaften wieder einmal ihr Recht auf einen Platz unter der Sonne. Die Feststellung, sie würden ihre Stimme allein aus wirtschaftlichen Gründen erheben, ist irreführend, und Liberale machen einen grossen Fehler, wenn sie Nationalismus mit strukturell-funktionellen Paradigmen wegzuerklären versuchen oder wenn sie ihn achselzuckend als Überbleibsel einer traditionell vergangenen Gesellschaft abtun. Im Gegensatz zu weitverbreiteten Annahmen ist der Zusammenbruch des Kommunismus in Europa und in der Sowjetunion sehr direkt verknüpft gewesen mit ethnischen Frustrationen, die über Jahrzehnte geschlummert, sich jedoch zu sterben geweigert hatten. Dies ist das offensichtlich Paradoxe am Ende des 20. Jahrhunderts: Während allenthalben über Integration, multikulturelle Prozesse, Ökumene und kosmische Verbrüderung gesprochen wird, werden überall Brüche, Fissuren und Spaltungen sichtbar. Paradoxes zuhauf: Wenn das kleine Luxemburg einem viel grösseren Slowenien Predigten hielt über die Nützlichkeit des Verbleibens im jugoslawischen Verbund; wenn Präsident Bush, nachdem es ihm nicht gelungen war, die Balten wirklich zu retten, einen künstlichen Satrapen zu Hilfe nahm und den Begriff „Selbstbestimmung" ins Feld führte, was doch längst nur noch die Selbstbestimmung einer Handvoll neuer Machthaber war; oder wenn sowjetische Apparatschiks Sorge heuchelten bezüglich der schlimmen Lage der Palästinenser und gleichzeitig ihre Baschkiren und Meschketen umso schlimmer behandelten.

Heute tritt der Nationalismus in die dritte Phase seiner Geschichte ein und zeigt erneut - vergleichbar einer vielköpfigen Hydra und heulenden Hekuba - seinen unvorhersehbaren Charakter. Muss sich seine Kreativität allein in Gewalt äußern? Ethnische Kriege sind bereits in Nordirland im Gange, im Baskenland, auf Korsika, von Jugoslawien ganz zu schweigen, wo zwei entgegengesetzte Nationalismen das Europa von Versailles in Stücke reißen und die Nachfolger der Vertragasschliessenden mit unbequemen und fordernden Fragen konfrontieren.

Nationalismus tritt in verschiedenen Ländern unterschiedlich auf, und alle Spielarten haben ihre eigene Bedeutung. Nationalismus kann von rechts herkommen, ebenso auch von links. Er kann reaktionär oder progressiv sein, in jedem Fall aber kann er nur existieren, wenn da ein dialektisches Anderes ist. Ohne die Konfrontation mit dem aggressiven französischen Jakobinismus hätte der deutsche Nationalismus des 19. Jahrhunderts nicht gedeihen können; der moderne englische Nationalismus ist nicht denkbar ohne die Heimsuchungen durch das aggressive Preußen. Jeder Nationalismus braucht sein Feindbild, sein Bild des Bösen, denn Nationalismus ist erklärtermaßen der Ort politischer Polarisierung, wo der Unterschied zwischen Feind und Freund, zwischen „hostis“ und „amicus“, bis zu seinem tödlichen Paroxysmus vorangetrieben wird. Konsequenterweise ist es dann kein Wunder, dass ethnische oder gar interethnische Kriege (wie zur Zeit zwischen Kroaten und Serben) zu den grausamsten überhaupt gehören, wobei beide Seiten einander schmähen, sich verteufeln und für die totale Vernichtung des jeweils anderen beten.

Hinzu kommt, dass jeder Nationalismus parallel zu seinem positiven Gründungsmythen sich auch seiner negativen Mythologie bedienen muss, welche in Zeiten heraufkommender nationaler Desaster das Volk für den Kampf mit dem Feind rüstet und bestärkt. Um ihre heutige junge Generation zu mobilisieren, werden also polnische Nationalisten ihre Toten von Katyn auferstehen lassen, die Deutschen ihre in Schlesien und im Sudetenland Begrabenen; die Kroaten werden ihre Ikonographie auf den Massengräbern der Nachkriegsjahre aufbauen, die Serben ihre Hagiographie auf den Opfern der Kriegsgefangenenlager. Leichenzähler, ausgerüstet mit neuesten Statistiken und modernsten Suchgeräten, erhalten Unterstützung durch griffige Metaphern, die gewöhnlich dazu tendieren, die eigene Opferzahl stark erhöht, die des Feindes aber stark reduziert anzugeben. Deutsche Nationalisten sprechen von Polen als „Polacken", und französische Chauvinisten nennen die Deutschen „boches". Wer kann leugnen, dass rassische und ethnische Schmähungen zu den gebräuchlichsten Waffen gehören, die weltweit von Nationalisten gebraucht werden?

Nationalismus ist kein allgemeines Konzept, und liberale Ideologen täuschen sich oft, wenn sie den europäischen Nationalismus auf ein Konzept, eine Kategorie reduzieren wollen. Unterstrichen sei deshalb: Es gibt ausschließlichen, alleinigen (exclusive) sowie anderes einschließenden (inclusive) Nationalismus, ebenso wie es diese beiden Arten von Rassismus gibt. Mitteleuropäer machen im Allgemeinen einen feinen Unterschied zwischen jakobinischem staatsgebundenem zentralistischem Nationalismus sowie auf der Gegenseite dem volksgebundenen Nationalismus in Ostmittel- und Osteuropa. Der jakobinische Nationalismus ist von Natur aus zentralistisch, er zielt auf globale Demokratie, in jüngster Zeit hat er seinen Ausdruck gefunden in dem von George Bush verkündeten ökumenischen Postulat von der „einen Welt". Ironischerweise gab es schon, bevor die Jakobiner überhaupt geboren waren, eine Bewegung in Richtung auf den französischen Nationalismus, und zwar als Produkt einer besonderen geopolitischen Lage, aus der später der moderne französische Staat hervorging. Richelieu oder Ludwig XIV. waren in diesem Sinne ebenso Jakobiner wie ihre späteren Nachfolger Saint-Juste, Gambetta oder De Gaulle. In welche Richtung man im heutigen Frankreich auch blickt - nach links, rechts oder ins Zentrum -, die Antwort ist stets Jakobinismus. Auf ähnliche Weise handelten in England die Tudors und Cromwell (mit ihren Liquidierungen und dem Völkermord in Cornwall und Irland – „ad majorem dei gloriam“- sowie an einer grossen Zahl weiterer ethnischen Gruppen) als zentralistische Nationalisten. Churchill und andere britische Führer des 20. Jahrhunderts retteten das Land 1940, als sie erfolgreich an den Nationalismus appellierten.

Im Gegensatz zu weitverbreiteten Ansichten wurde das Wort „Nationalismus“ im nationalsozialistischen Deutschland kaum benutzt. Statt dessen popularisierten die deutschen Nationalisten in den zwanziger und dreißiger Jahren solche abgeleiteten Begriffe wie „Volkstum“, „Volksheit“ oder „völkisch“, die allesamt etymologisch mit dem Wort „deutsch“ zusammenhingen und während der Naziherrschaft sinnverwandt mit dem Wort „rassisch“ verwendet wurden. Das Wort „Volk“ wurde im frühen 19. Jahrhundert durch Johann Gottlieb Fichte in den deutschen Sprachgebrauch eingeführt, als die Deutschen mit einiger Verspätung begannen, ihr Staatsbewusstsein zu festigen. „Volk“ darf nicht einfach mit dem lateinischen „populus“ oder dem englischen „people“ gleichgesetzt werden. Und eine Ironie der Geschichte ist es, dass die Bedeutung des Wortes „people“ im Englischen durch seinen vielgestaltigen Sinn eher verschwommen ist. „People“ kann ein organisches Ganzes bedeuten (damit ähnlich dem „Volk“), zunehmend aber wird es im Sinne einer Ansammlung vieler einzelner Individuen gebraucht. Ebenso ironisch: Der deutsche Gedanke vom Nationalismus unterdrückten. Ähnlich übernahmen in England Kaufleute und Überseekompagnien die Rolle der Erbauer des Nationalstaats, die der englischen Krone, auch mit Hilfe von Seeräubern, zu Reichtum verhalfen. Interessant auch die Tatsache, dass Churchill während der Schlacht um England mit dem Gedanken spielte, Downing Street und den Westminster Palace in den Mittelwesten der USA zu verlagern - eine Geste, die wohl in einem mitteleuropäischen Staat als nationaler Selbstmord empfunden worden wäre.

Frankreich wurde - wie Amerika - zuerst ein Staat, auf diesem Fundament vollzog sich danach, aus unterschiedlichster Stammesherkunft die Verschmelzung der Menschen zum französischen Volk. Im Gegensatz dazu waren die Deutschen zwar lange ohne Staat, doch immer schon ein geschlossenes Volk. Die Geschichte Frankreichs dagegen ist hauptsächlich eine Geschichte des Völkermords; französische Herrscher, von den Kapetingern und Bourbonen bis hin zu den Jakobinern der Neuzeit betrieben systematisch die Ausrottung von Ozitaniern, Vendéern, Bretonen und anderen Völkerschaften. Unterdrückung von Regionalismus und Regionalbewusstsein zählte zu den wichtigsten Kennzeichen der französischen Akkulturation - bis hin zu dem jüngsten Versuch, Araber aus den Ländern des Maghreb zu „französieren". Heute zahlt Frankreich den Preis für seine Träume von Egalité und Universalismus. Einerseits versucht es, den Massen von Einwanderern aus der dritten Welt universelle Werte und Gesetze überzustülpen, andererseits muss es täglich für seine multirassischen sozialen Schichten das Prinzip der Selbstbestimmung proklamieren. Betrachtet man das Ganze aus historischer Perspektive, so spricht alles dafür, dass Frankreich zum Spitzenkandidaten dafür geworden ist, dass von ihm rassische Kriegführung auf ganz Europa übergreift.

Der Blick auf Deutschland und die osteuropäischen Staaten enthüllt dem scharfen Auge sofort eine unruhige Region mit fließenden Grenzen, „Saison-Staaten", jedoch mit stark kultur und geschichtsbewussten Völkern. Mittel- und Osteuropa verfügen über weit zurückreichende Erinnerungen, doch die dortigen Grenzen sind keineswegs klar gezogene ethnographische Linien. Deutschland z. B. bietet das Bild eines offenen und kaum definierten Staates, zugleich aber ist es eine in sich geschlossene Gesellschaft. Im Gegensatz dazu sind das jakobinische Frankreich, das funktionalistisch denkende England und Amerika geographisch geschlossene Staaten, aber offene Gesellschaften. In diesen Ländern war der Nationalismus stets einschliessend (inclusive) and trat mit globalen wie imperialistischen Ansprüchen auf, indem er seine zentralistische Botschaft weltweit sehr verschiedenen Völkern vermittelte.

Auch die Ethnopsychologie der europäischen Völker ist durch die geographische Lage beeinflusst worden. Der Deutsche war lange Zeit ländlich geprägt; sein psychologischer Habitus und sein Auftreten sind korporativ und erdverbunden. Er zeigt grosse Verbindlichkeit, doch mangelt es ihm an Höflichkeit; wie die meisten Landbewohner ist er gewöhnlich schwerfällig und tut sich schwer mit sozialen Beziehungen. Im Gegensatz dazu ist der Franzose, unabhängig von ideologischen Bindungen und sozialem Hintergrund, fast immer Kleinbürger; mit bestem Auftreten und Stil, doch voller Anmaßung. Anders als der deutsche Nationalist entwickelt der französische ein Übermaß an Stil, doch ohne Verbindlichkeit. Selbst der ignoranteste ausländische Tourist wird bei den Deutschen etwas neblige und unberechenbare Züge feststellen, während er gleichzeitig erfreut ihren Sinn fär professionelle Korrektheit und absolute Ehrbarkeit zur Kenntnis nimmt. Im Gegensatz dazu werden Körpersprache und Manieriertheit der Franzosen, so angenehm sie auch erscheinen, häufig einen perplexen Eindruck und Enttäuschung hinterlassen.

Im Verlauf ihrer Ethnogenese hat die Sprache den jeweiligen Völkern letzten „Anstrich" verliehen. Die deutsche Sprache ist eine organische, unendlich verästelte Sprache; sie ist zugleich die reichste europäische Sprache. Die französische Sprache, mit grossen Ähnlichkeiten zur englischen, ist eine begrenzte Sprache, die sich mehr im Kontext als in der Flexion entfaltet. Als idiomatische Sprachen sind das Französische und Englische ideal für maritime Handelstreibende wie für die Geschäftigkeit eines Hafens. Im Laufe der Geschichte, beim Drang der Engländer und Franzosen nach Universalismus, haben sich das „sabir“-Französisch und das „Pidgin“-Englisch sowohl als erstaunlich homogenisierende Mittel wie als handhabbare Faktoren bei der Akkulturation erwiesen. In der Folge wurden Englisch und Französisch universelle Sprachen, im Gegensatz zum Deutschen, das sich niemals aus seinem geographischen Dunstkreis hinausbewegt hat.

Die deutsche Idee vom Reich eignete sich über Jahrhunderte perfekt für die offenen Landstriche Europas, in denen diverse, eng verbundene Gemeinschaften lebten. Weder Habsburger noch Brandenburger haben jemals versucht, die nicht-germanischen Völker ihrer Jurisdiktion zu unterwerfen oder sie zu assimilieren, wie das die Franzosen und Engländer in ihren Territorien taten. Die Donaumonarchie war, ungeachtet ihrer Mängel, eine stabile Gesellschaft, erprobt in fünfhundertjährigem Bestehen. Während des ersten und zweiten Reiches verfügten die Regionen, Städte und Dörfer innerhalb der Grenzen Österreichs und Preußens über ein großes Mass an Eigenbestimmung, was sie häufig verwundbar machte gegenüber französischen, schwedischen und englischen imperialen Ambitionen.

Das deutsche „Volk“ ist ein aristokratischer wie auch ein demokratischer Begriff, da die Beziehungen zwischen der einheimischen Aristokratie und dem deutschen Volk traditionell organisch waren. Anders als Frankreich oder England hat Deutschland kaum jemals mit ausländischer Versklavung experimentiert. Die ethnischen Unterschiede zwischen Aristokratie und Volk sind in Deutschland minimal; im Gegensatz dazu hat sich die Aristokratie in Frankreich, Spanien und England für gewöhnlich aus der nordeuropäischen Herrscherkaste rekrutiert, und nicht aus der Quelle des eigenen Volkes. Folglich kann man selbst heute noch, trotz aller Forderungen der Französischen Revolution, größere rassische Differenzen zwischen einem französischen Aristokraten und einem gewöhnlichen Franzosen feststellen, als zwischen deutschen Aristokraten und Normalbürgern. In Deutschland wurzelte die Beziehung zwischen „Eliten" und „Gemeinen" stets in ganzheitlicher Umgebung, als Folge blieb man eine Gesellschaft, die kaum einen ausgearbeiteten Gesellschaftsvertrag benötigt. Die sozialen Beziehungen sind auf horizontale Hierarchie und geschlossene Strukturen gegründet, zusätzlich gestützt durch die Idee von der „Gleichheit unter Gleichen". Dagegen kann man die englische und französische Gesellschaft als vertikal hierarchisch und äußerst geschichtet bezeichnen; in der Konsequenz kann es nicht überraschen, dass der französische und englische Rassismus zu den bösartigsten Spielarten auf der Welt gehören. Hier sollte man daran erinnern, dass die ersten Rassengesetze unseres Jahrhunderts nicht in Deutschland in Kraft traten, sondern im liberalen Amerika und England.

Politologen werden eines Tages darüber nachdenken, warum die kräftigsten egalitären Impulse in Frankreich und Amerika zu beobachten sind, zwei Ländern, die noch bis vor kurzem die härtesten Formen des Rassismus praktiziert haben. Sind wir heute Zeugen einer besonderen Form von Gewissensbissen oder nationalem Masochismus, oder einfach einer egalitären Form von einschliessendem (inclusive) Nationalismus? Solcher Nationalismus und Rassismus, die sich in Universalismus und globalem Anspruch manifestieren, versuchen den Unterschied zwischen Ausländern und Einheimischen zu tilgen, obwohl der Ausländer in Wirklichkeit stets gezwungen ist, die legale Suprastruktur seiner nun „reuevollen" weißen Herren zu akzeptieren. Indem er seine rassistische Vergangenheit scheinbar beiseiteschiebt, jedoch seine universalistische Botschaft ins Extreme steigert, zeigt der Westen paradoxerweise, dass er heute kein bisschen weniger rassistisch ist, als er es gestern war. Ein elitärer Denker wie Vilfredo Pareto hat dazu geschrieben, dass liberale Systeme im Niedergang sich mehr um die Herkunft ihrer Hunde zu sorgen scheinen als um die Herkunft ihrer Nachkommen. Und ein Linker, Serge Latouche, bemerkte kürzlich, dass die liberalen Rassisten, während sie die Flagge des ethnisch-nationalen Masochismus schwenken, zugleich ihren „dekorativen Farbigen" liberale Werte und Rechtsnormen aufzwingen.

Völkern und ethnischen Gruppen geht es wie Zweigen und Blutenblättern; sie wachsen und sterben ab, selten nur erstehen sie wieder. Frankreich und England mögen ihre glorreiche Vergangenheit beschwören, doch diese Vergangenheit wird unweigerlich mit der neuen, ethnisch vielfältigen Realität verbunden werden müssen. Litauen war vor mehreren Jahrhunderten ein gigantisches kontinentales Imperium, heute ist es nur ein Fleckchen auf der Karte. Das unbedeutende Moskau des 15. Jahrhunderts wurde zum Zentrum des folgenden russischen Reiches, weil in anderen Fürstentümern, wie Susdal oder Nowgorod, mehr über Ästhetik als über Machtpolitik reflektiert wurde. Große Katastrophen, wie Kriege und Hungersnöte, können Vorboten des Zusammenbruchs einer Nation sein, doch ebenso können Zügellosigkeit und demographischer Suizid den Ausgang des menschlichen Dramas bestimmen. Das postideologische Europa wird sehr bald entdecken, dass es sich nicht für ewig in die Abhängigkeit von Ideen technokratischer Eliten begeben kann, die der Chimäre eines „gemeinsamen europäischen Marktes" hinterherjagen. Wie stets, so wird auch diesmal die Bedeutungsschwere von kostbarem Blut und heiligem Boden überspringen von denen, die ihr Schicksal am besten zu meistern wissen, auf jene, die bereits entschlossen waren, ihr Schicksal aufzugeben. Oder, um Carl Schmitt zu paraphrasieren: Wenn ein Volk sich von der Politik abwendet, so bedeutet dies nicht das Ende der Politik; es bedeutet einfach das Ende eines schwächeren Volkes.

Grande Europe et terrorisme intellectuel RIVAROL (le 16 mai, 2003)

C'est le 16 avril, après le oui triomphal (83,8 %) des Hongrois à l'Union, qu'a été "couronnée" à Athènes l'Europe de 25, sanctionnée par un traité de 5 000 pages qu'ont signé pour la France Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin avec la bénédiction de Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, sous l'égide de laquelle s'inscrit donc la "Nouvelle Europe". Un parrainage assez inquiétant, notamment en ce qui concerne la liberté d'expression. La police de la pensée est difficile à repérer car elle se cache souvent sous les concepts rassurants de "démocratie" et "droits de l'homme." Si les Quinze exhibent volontiers les beautés de leurs paragraphes constitutionnels, ils admettent rarement les ambiguïtés de leur Code pénal. Et c'est dans une grande discrétion que l'an dernier, la Commission européenne avait tenu a Bruxelles, et à Strasbourg des réunions d'une importance historique sur l’avenir de la libre parole.

Sujet de discussion? La promulgation de la nouvelle législation européenne instituant le "crime de haine" et appelée à se substituer aux législations nationales pour devenir automatiquement la loi dans tous les Etats européens, de la Grèce à la Belgique, du Danemark au Portugal. Si bien que toute personne poursuivie pour "crime de haine" dans tel pays de l'Union pourra être jugée et condamnée dans tel autre.

Rétrospectivement, cette loi supranationale apparaît inspirée du code criminel communiste de la défunte Union soviétique ou de l’ex- Yougoslavie communiste, lequel a recouru pendant des décennies à un méta-langage irréel, surtout dans les paragraphes portant sur "la propagande hostile" (Code criminel, Article 133). Une telle abstraction sémantique pouvait s'appliquer à tout dissident - qu'il se soit livré à des violences physiques contre l'Etat yougoslave ou qu'il ait simplement proféré quelque blague.

Pour l'instant, le Royaume-Uni témoigne du degré le plus élevé des libertés civiles en Europe, l'Allemagne le plus bas. Le Parlement britannique a récemment rejeté le principe "de crime de haine", proposé par divers groupes de pression - ce qui n'empêche pas que outre-Manche, des allogènes poursuivis par des "de souche" aient bénéficié d'un non-lieu, les juges hésitant à prononcer des peines sévères de crainte d’être accusés eux-mêmes de cultiver un « préjugé racial ». Ainsi, indépendamment du manque de censure en Grande-Bretagne, un certain degré d’autocensure existe, que la loi proposée par l'UE entérinera donc.

Depuis 1994, l'Allemagne, le Canada et l'Australie ont renforcé leur législation contre les déviants, révisionnistes et nationalistes en particulier. Plusieurs centaines de citoyens allemands, y compris un certain nombre d’intellectuels, ont été accusés d'incitation à la haine raciale ou de « négation de l’Holocauste », cela sur la base d’un néologisme bizarre et néo- totalitaire relevant de l'article 130 ("Volkshetze" : incitation aux ressentiments populaires).

Vue le caractère alambiqué des articles, il devient facile de mettre n’importe quel journaliste ou professeur en mauvaise posture s’il ose s’éloigner du credo sur l’histoire contemporaine ou critiquer le nombre élevé d'immigrés extra-européens. En Allemagne, par exemple, contrairement à l’Angleterre et à l’Amérique, il y a une longue tradition légale d’après laquelle ce qui n'est pas explicitement permis est interdit. En Amérique et en Angleterre, la pratique légale présuppose que ce qui n'est pas spécifiquement interdit est permis. C’est la raison pour laquelle l'Allemagne a adopté des lois rigoureuses contre le « négationnisme ». En 2002, lors de sa visite en Allemagne, l’historien américain d’origine juive, Norman Finkelstein a suggéré à la classe politique allemande de cesser d'être la «victime délibérée » des groupes de pression "de l'industrie de l’holocauste" ( titre de son essai tant controversé). Il a également fait remarqué que l’attitude servile des Allemands pourrait être totalement contre-productive en favorisant un antisémitisme aujourd’hui bien caché. Mais personne n’a su réagir positivement aux avertissements de Finkelstein, de peur d'être dénoncé comme antisémite. A l’inverse, le gouvernement allemand a accepté pour la énième fois de verser 5 milliards d'euros supplémentaires aux 800 000 survivants de la Shoah.

Quand on interdit la discussion de matières taboues, le climat de lâcheté intellectuelle s’alourdit. Une nation empêchant la libre parole et l'expression libre de vues politiques diverses – même si ces vues peuvent paraître aberrantes – peut-elle être encore appelée démocratique ? Bien que les Etats-Unis se targuent de leur «First Amendement », le discours libre dans les média et dans les universités y est pratiquement impossible. L’autocensure didactique l’emporte. Souvent les professeurs américains évitent les expressions ou avis politiquement incorrects, redoutant de compromettre leur carrière. Une pratique croissante en Amérique veut que les professeurs donnent de bonnes notes à des médiocres étudiants de souche non européenne, afin d'éviter des ennuis judiciaires, ou pis, de perdre leur travail.

En France, depuis la loi Fabius-Gayssot, proposée par un député communiste et adoptée en juillet 1990 (puis aggravée à l’initiative du député chiraquien Pierre Lellouche en décembre 2002), toute personne exprimant en public un doute au sujet de l’historiographie contemporaine risque de sérieuses amendes et même l'emprisonnement. Un certain nombre d'auteurs et de journalistes français, allemands et autrichiens sont persécutés, pourchassés, emprisonnés, d’autres ont demandé l'asile politique en Syrie, en Suède ou en Amérique. Quelques-uns se sont même installés dans les pays de l’Est. Des mesures répressives semblables ont été récemment décrétées en Australie, au Canada et en Belgique multiculturelle. Plusieurs dirigeants nationalistes est-européens, en particulier croates, souhaitant rendre visite à leurs compatriotes expatriés au Canada ou en Australie n’ont pas obtenu le visa pour ces pays en raison de leurs prétendues vues «extrémistes ».

Pour l'instant la Russie et d'autres pays ex-post-communistes ne pratiquent pas la même répression de la pensée libre et l’on voit dans les libraires croates des traductions d’ouvrages français ou allemands impubliables en France ou en Allemagne. Mais en raison de la pression croissante de Bruxelles et de Washington, cela va changer. L’adhésion à l’Union européenne des anciens satellites requiert de ces derniers un alignement sur la pensée unique et l’apprentissage d’une nouvelle langue de bois aussi redoutable que celle de l’époque communiste.

Croire que la terreur d'Etat, c’est-à-dire le totalitarisme, ne peut qu’être le produit d’une idéologie violente véhiculée par une poignée de bandits, est fort répandu et l’on a beaucoup entendu cet argument récemment à propos de l’Irak . Mais cette idée est fausse. La démocratie triomphante aussi, qui pousse à l’abdication intellectuelle dans le grand consensus mou, constitue une tentation totalitaire. Le terrorisme intellectuel grandit et se propage grâce à la croyance généralisée que, d’une façon ou d’une autre, les choses finiront par s’améliorer toutes seules. Or, l'apathie sociale croissante et l’autocensure galopante parmi un nombre croissant d’intellectuels européens apportent de l’eau au moulin de la police de la pensée. Au fond, comme l’écrit Claude Polin, l'esprit totalitaire est l'absence de tout esprit.

TOMISLAV SUNIC
(écrivain croate)

Homo sovieticus, homo americanus ? Catholica Hiver 2007-08, Nr. 98

Tomislav Sunic, essayiste croate et traducteur, ayant longuement séjourné aux Etats-Unis où il a enseigné la science politique, vit actuellement dans son pays d'origine. Il a récemment publié un ouvrage intitulé Homo Americanus : Child of the Postmodern Age (BookSurge, Charleston 2007, 15.99 $), avec une préface de l'historien Kevin MacDonald. L'auteur a accepté de s'expliquer sur le parallèle suggéré par son titre, de prime abord audacieux, avec l'homo sovieticus de Zinoviev.

CATHOLICA - Vous effectuez une longue comparaison entre le système soviétique et le système américain, et entre les types humains qui les caractérisent. Dans la description de la culture sociale américaine, vous notez une sorte de phobie de l'autorité, sous l'effet de l'égalitarisme. Peut-on vraiment établir un parallèle avec le communisme?

TOMISLAV SUNIC - Un mot tout d'abord au sujet du titre de mon livre. J'ai d'abord été tenté par l'expression boobus americanus, inventée par le grand écrivain américain, H. L Mencken. Mais le boobus a une connotation limitée, restreinte au cadre provincial des Etats Unis; cette expression décrit plutôt un Américain un peu bête et d'esprit provincial (on dirait en France un plouc) ne reflétant guère le système-monde comme le font si bien les expressions homo sovieticus et homo americanus.

A propos de l'autorité, de laquelle parle-t-on? On n'a pas forcément besoin de la police et de l'armée pour imposer son autorité. En dehors des grandes métropoles américaines et en dehors de quelques cercles clos qui partagent les mêmes intérêts intellectuels, l'Amérique est un pays très autoritaire au sens large du terme. C'est la fameuse autocensure américaine relevant de l'esprit calviniste et vétérotestamentaire qui rend la vie difficile dans les petites villes américaines pour un intellectuel européen. Rien à voir avec le vrai individualisme civique et spirituel dont, malgré l'américanisation outrancière, on perçoit encore les signes en Europe. Le prétendu individualisme américain est une contradiction en soi ; partout règne l'esprit grégaire qui se manifeste, bien sûr, en fonction de la tribu, du lobby politique, ou de la chapelle religieuse à laquelle on appartient. Tocqueville en parle dans son livre, De la démocratie en Amérique. Or le problème inquiétant, c'est que les Américains se perçoivent et se posent devant le monde entier comme des individualistes et des libertaires modèles alors qu'en réalité, tout véritable individualisme est incompatible avec l'esprit de l'homo americanus. A l'instar de l'Union Soviétique, la réussite professionnelle en Amérique exige qu'on "joue le jeu" et qu'on ne "fasse pas de vagues." Cette fausse convivialité Âœcuménique est surtout visible aujourd'hui dans l'Amérique multiculturelle où il faut être extrêmement prudent dans le choix des mots. Même le terme "multiculturalisme" que l'on utilise abondamment en Occident est un tic de la langue de bois américaine dont la naissance remonte aux années 1970. Multiethnisme conviendrait mieux pour décrire la situation atomisée du système américain... et occidental.

Quant au système ex-soviétique et à sa prétendue structure pyramidale et hiérarchique il nous faut nous débarrasser des demies vérités relayées par les ex-soviétologues et autres kremlinologues occidentaux. Le système communiste fut parfaitement démocratique au vrai sens du terme. Une fois terminés les grands massacres et achevée l'élimination des élites russes et est- européennes dans les années 1950, de larges masses purent jouir, en Russie comme en Europe orientale, et dans le moule communiste, d'une qualité de vie dont on ne pouvait que rêver en Occident. La vie sans soucis, quoique spartiate, assurait à tous une paresse facile --- pourvu qu'on ne touchât pas au mythe fondateur communiste. Alexandre Zinoviev fut l'un des rares écrivains à bien saisir l'attraction phénoménale et la pérennité de l'homo sovieticus". En fait, si le communisme a disparu à l'Est, comme l'a dit Del Noce, c'est parce qu'il s'est encore mieux réalisé à l'Ouest, notamment en Amérique multiethnique et égalitaire.

Dans votre livre, vous procédez à l'analyse du décor et de l'envers du décor, si je puis m'exprimer ainsi. Par exemple, vous relevez que les grands médias, dans l'image qu'ils cultivent sans cesse d'eux-mêmes, se présentent comme des contestataires du pouvoir, alors qu'en réalité ils en constituent l'un des principaux piliers. Vous vous intéressez ainsi non seulement aux représentations conceptualisées, mais également au langage et à sa transformation. Pouvez-vous dire ce qui a attiré votre attention sur ces points, et en particulier quelle fonction vous attribuez à la «gestion de la langue»?

En Amérique, les grands médias ne constituent aucunement un contre-pouvoir. Ils sont le pouvoir eux-mêmes et ce sont eux qui façonnent le cadre et le dénouement de tout événement politique. Les politiciens américains sondent au préalable le pouls des medias avant de prendre une décision quelle qu'elle soit. Il s'agit d'une synthèse politico- médiatique qui règne partout en Occident. Quant au langage officiel utilisé par les faiseurs de l'opinion américaine tout discours politico- médiatique est censé recourir aux phrases au conditionnel ; les politiciens et les medias, et même les professeurs d'université, abordent toujours les thèmes politiques avec une grande circonspection. Ils recourent de plus en plus à des locutions interrogatives telles que "pourrait- t-on dire? " ou "le gouvernement serait-il capable de"..?", etc. Ici, nous voyons à nouveau l'auto-abnégation chère au calvinisme mais transposée cette fois dans le langage châtré de la communication officielle. Les phrase lourdes, à connotation négative, où on exprime un jugement de valeur, disons sur Israël, l'Iraq, ou un autre problème politique grave, sont rares et prudemment feutrées par l'usage d'adjectifs neutres.

Cette "langue de coton", de provenance américaine, on la voit se propager de plus en plus en France et en Allemagne. On est témoin de locutions américaines très en vogue et "soft" en Europe qui disent tout et rien à la fois : je pense notamment aux adverbes neutres de provenance américaine tels que "considerably", "apparently" etc. - dont l'usage fréquent permet à tout homme public d'assurer ses arrières.

Pouvez-vous, en tant que vous-même avez été professeur dans une université américaine bien représentative, indiquer quelle couche de l'intelligentsia possède un pouvoir réel, et de quelle manière concrète elle l'exerce au quotidien, en particulier dans le contrôle du langage, et pour quelle raison il en va ainsi?

Contrairement à ce qu'on dit en Europe, les universités américaines, surtout les départements de sciences sociales, jouent un rôle fort important dans la fabrication de l'opinion publique. On lit régulièrement dans la grande presse américaine les "editorials" écrits par des professeurs connus. Quoique l'Amérique se targue de son Premier Amendement, et notamment de sa totale liberté d'expression, les règlements universitaires témoignent d'une véritable police de la pensée. La haute éducation est une chasse gardée des anciens gauchistes et trotskistes recyclés, où toute recherche indépendante allant à l'encontre des mythes égalitaires et multiethnique peut aboutir à de sérieux ennuis (jusques et y compris le licenciement) pour les esprits libres. Nombreux sont les cas où de grands spécialistes en histoire contemporaine ou en anthropologie doivent comparaître devant des "Comités de formation à la sensibilité interethnique universitaires" ("Committees for ethnic sensitivity training") pour se disculper d'accusations de "fascisme" et de "racisme." Malgré la prétendue fin de tous les grands récits, il y a, dans notre postmodernité, un champ de thèmes tabous où il vaut mieux ne pas se hasarder. Très en vogue depuis dix ans, l'expression "hate speech" (discours de haine) n'est que le dernier barbarisme lexical américain grâce auquel on cherche à faire taire les mal-pensants. Le vrai problème commence quand cette expression s'introduit dans le langage juridique du code pénal, comme ce fut le cas récemment avec une proposition législative du Sénat américain (HR 1955). Je ne vois aucune différence entre le lexique inquisitorial américain et celui de l'ex-Yougoslavie ou de l'ex-Union soviétique, sauf que le langage de l'homo americanus est plus insidieux parce que plus difficile à déchiffrer.

A propos du pouvoir (au sens générique), le système américain d'aujourd'hui est-il, ou n'est-il pas le prototype, ou l'aile avancée de la «démocratie» postmoderne, dans laquelle tout le monde est censé contribuer à la «gouvernance» globale sans que personne soit réellement identifiable comme responsable des décisions qu'il prend?

Voilà la mystique démocratique qui sert toujours d'appât pour les masses déracinées ! Dans le système collectiviste de l'ex-Union soviétique, et aujourd'hui de façon similaire en Amérique, on vivait dans l'irresponsabilité collective. Rien d'étrange. L'irresponsabilité civique n'est que la conséquence logique de l'égalitarisme parce que selon les dogmes égalitaires libéralo-communistes, tout homme est censé avoir sa part du gâteau. A l'époque de la Yougoslavie communiste, tout le monde jouait le double jeu de la chapardise et de la débrouillardise, d'une part, et du mimétisme avec le brave homo sovieticus, d'autre part, du fait même que toute propriété et tout discours appartenaient à un État-monstre. Par conséquent, tout le monde, y compris les apparatchiks communistes, se moquait de cet État-monstre dont chacun, à son niveau social, cherchait à tirer un maximum d'avantages matériels.

Le vocable gouvernance n'est qu'un piège supplémentaire du langage technoscientifique tellement cher à l'homo americanus. D'une manière inédite, les classes qui nous gouvernent, en recourant à ce nouveau vocable, conviennent qu'il en est fini de cette ère libéralo-parlementaire, et que c'est aux "experts" anonymes de nous tirer hors du chaos.

On a largement étudié les Etats-Unis comme nouvelle forme d'empire, une forme appelée à périr à force d'étendre ses conquêtes au-delà de ses capacités, selon une sorte de loi inexorable d'autodestruction. Mais au-delà de cette perspective - que l'on supposera ici fondée, par hypothèse - ne peut-on pas voir dans l'américanisme postmoderne la fin de la modernité, fin à la fois comme achèvement et comme épuisement?

Le paradoxe de l'américanisme et de son pendant l'homo americanus consiste dans le fait qu'il peut fonctionner à merveille ailleurs dans le monde et même mieux que dans sa patrie d'origine. Même si un de ces jours, l'Amérique en tant qu'entité politique se désagrège (ce qui n'est pas du tout exclu) et même si l'Amérique disparaît de la mappemonde, l'homo americanus aura certainement encore de beaux jours devant lui dans différentes contrées du monde. Nous pouvons tracer un parallèle avec l'esprit de l'homo sovieticus, qui malgré la fin de son système d'origine est bel et bien vivant quoique sous une forme différente. Oublions les signifiants - regardons plutôt les signifiés postmodernes. À titre d'exemple, prenons le cas des nouvelles classes politiques en Europe orientale y compris en Croatie, où quasiment tout l'appareil étatique et soi- disant non communiste se compose d'anciens fonctionnaires communistes suivis par des masses anciennement communisées. L'héritage communiste n'empêche pas les Croates d'adopter aujourd'hui un américanisme à outrance et de se montrer aux yeux des diplomates des Etats-Unis plus américanisés que les Américains eux-mêmes! Il y a certes une généalogie commune entre le communisme et l'américanisme, notamment leur esprit égalitaire et leur histoire linéaire. Mais il y a également chez les ex-communistes croates, lituaniens ou hongrois, un complexe d'infériorité conjugué à une évidente servilité philo- américaine dont le but est de plaire aux politiciens américains. Après tout, il leur faut se disculper de leur passé douteux, voire même criminel et génocidaire. Il n'y a pas si longtemps que les ex-communistes croates faisaient encore leurs pèlerinages obligatoires à Belgrade et à Moscou ; aujourd'hui, leurs nouveaux lieux saints sont Washington et Tel Aviv. Malgré l'usure de l'expérience américaine aux USA, l'Amérique peut toujours compter sur la soumission totale des classes dirigeantes dans tous les pays est-européens.

L'anti-américanisme de beaucoup de marxistes européens s'est fréquemment mué depuis plusieurs décennies en admiration pour la société américaine. Au-delà du retournement opportuniste, ne croyez-vous pas qu'il puisse s'agir d'une adhésion intellectuelle, de quelque chose comme l'intuition que l'Amérique postmoderne représente une certaine incarnation de l'utopie socialiste, alors même que le capitalisme y domine de manière criante?

Après l'effondrement de son repoussoir dialectique qu'était l'Union soviétique, il était logique que beaucoup d'anciens marxistes européens et américains se convertissent à l'américanisme. Regardons l'entourage néo- conservateur du président George W. Bush ou de la candidate présidentielle Hillary Clinton: il se compose essentiellement d'anciens trotskistes et d'anciens sympathisants titistes dont le but principal est de parachever le grand rêve soviétique, à savoir l'amélioration du monde et la fin de l'histoire. Il n'y a aucune surprise à voir le Double devenir le Même ! L'ancien rêve calviniste de créer une Jérusalem nouvelle, projetée aux quatre coins de monde, se conjugue avec les nouvelles démarches mondialistes de nature mercantiles. Or au moins pour un esprit critique, il y a aujourd'hui un avantage épistémologique ; il est plus facile de s'apercevoir maintenant des profondes failles du système américain. L'anticommunisme primaire de l'époque de la guerre froide qui donnait une légitimité à l'Amérique par à rapport à son Autre n'est plus de mise. On ne peut plus cacher, même aux masses américaines incultes, que le système américain est fragile et qu'il risque d'éclater à tout moment. N'oublions jamais la fin soudaine du système soviétique qu'on croyait invincible. Le capitalisme sauvage et la pauvreté grandissante en Amérique ne vont pas de pair avec le prêchi-prêcha sur les droits de l'homme et les matins qui chantent.

Il se dégage de l'ensemble de votre ouvrage, dont le titre pourrait être traduit L'homo americanus, ce rejeton de l'ère postmoderne, que les phénomènes que vous décrivez conduisent à produire en masse un type d'humanité dégradé, sans repères, sans racines, sans idéal. Dans la mesure où ce diagnostic est fondé (même s'il ne concerne pas également la totalité des Américains), n'est-ce pas la preuve de l'échec, non seulement du projet de régénération qui était à l'origine des Etats-Unis, mais de l'humanisme tout entier, tel qu'il a été affirmé au début de la période moderne?

Soyons honnêtes. Nous sommes tous plus ou moins des homini americani. L'américanisme, à l'instar du communisme, est parfaitement compatible avec l'état de nature cher aux plus bas instincts de tout homme. Mais donner dans un anti-américanisme primaire, comme celui que revendique l'extrême droite européenne et surtout française, ne repose pas sur une bonne analyse du système américain. En Amérique, surtout chez les Sudistes, il y a des couches populaires, quoique très rares, qui préservent le concept d'honneur largement perdu en Europe.

On a tort de nourrir des fantasmes au sujet des prétendues visées impérialistes des Américains sur l'Europe et l'Eurasie, comme c'est le cas chez de nombreux droitiers européens victimes de leur propre manie du complot. À part son délire biblique et son surmoi eschatologique incarné dans l'État d'Israël - qui représentent tous deux un danger pour la paix mondiale - l'engagement américain en Europe et ailleurs n'est que le résultat du vide géopolitique causé par les incessantes guerres civiles européennes. Il est fort possible que la guerre balkanique ait eu un bel avenir sanguinaire sans l'intervention militaire des Américains. Qu'ont-ils donc à offrir, les fameux communautarismes européens, hormis les fantasmes sur un empire européen et euroasiatique ? Au moins, les Américains de souche européenne ont réussi à se débarrasser des querelles de chapelles identitaires qui font toujours le bagage des peuples européens.

Le sens prométhéen, l'esprit d'entreprise et le goût du risque sont toujours plus forts en Amérique qu'en Europe. L'Amérique pourrait offrir, dans un proche avenir, encore de belles surprises à la civilisation européenne.

Entretien recueilli par Bernard Dumont